Dictionnaire, t. III, p. 198, note
d’une plaque de fonte, d’une taque, et on ne s’entend pas sur le point de savoir si contre-cœur désigne le mur ou le revêtement. Presque tous les auteurs réservent ce nom au revêtement1 : Caffieri a fait pour le Louvre, en i665, des modèles de con Ire-cœurs3 4, lesquels contre-cœurs étaient des plaques de métal. M. Prinet3 pense que le mur de fond s’appelait cœur; le contre-cœur est donc la plaque.
A priori, cette étymologie est séduisante : il reste à savoir si elle n’est pas purement hypothétique.
Contrefort, s. m. — Renfort de maçonnerie élevé sur la face d’un mur en vue de l’assurer contre les effets d'une charge ou d’une poussée. On disait jadis pilier butant on simplement pilier. Des auteurs font d'éperon un synonyme de contrefort. L’éperon peut avoir une autre fonction que d’épauler; ainsi, l’éperon d’une pile de pont. En outre, éperon implique plutôt une section triangulaire ou en amande.
— Ne pas appeler contreforts de simples colonnes engagées, des bandes lombardes, ou des pilastres, lorsque ces colonnes, ces bandes ou ces pilastres 11e renforcent pas sensiblement le mur.
Corbeau, s. m. — Le corbeau est une pièce posée sur lit horizontal et faisant saillie sur un paremenl.
Ce mot répond essentiellement à une idée d’ordre constructif. Le corbeau peut être brut; il présente toujours des formes un peu massives. Console et cul-de-lampe impliquent une certaine recherche décorative; la console rappelle, de profil, la forme d’une S; le cul-delampe ressemble à un cône ou à une pyramide renversés. Le modillori est plutôt un ornement; il