‹ Précis d'éducation physique moderneChapitre 47 sur 54 · XI. — Les jeux sportifs · texte numérisé non relu

XI. — Les jeux sportifs

Pour terminer, il me reste à dire quelques mots de certains sports purement récréatifs et sans aucun côté utilitaire. Ils ont presque tous été importés d’Angleterre où grands et petits s’y adonnent avec une véritable passion. Tels sont le ci'oquet, le tennis, le foot-ball, etc. Ces jeux ont le grand avantage de s’exécuter en plein air et, pour les deux premiers, garçons et fdles peuvent y prendre part.

Le croquet n’exige pas de grands efforts et se trouve par conséquent à la portée de tous. Il communique de la souplesse et de la grâce aux membres.

Le lawn-tennis exige plus de mouvements et d’activité, car la grande science du tennis consiste à tromper ses adversaires sur la direction donnée à la balle et à les mettre dans l’impossibilité de la renvoyer tout en la leur donnant bonne. C’est une lutte continuelle d’adresse et d’agilité qui demande du coup d’œil et du sang-froid. A mesure qu’on y acquiert de l’habileté, les mouvements aussi acquièrent de la souplesse et de la grâce. C’est

donc un excellent exercice qui convient aux deux sexes.

Le foot-bal est un jeu de balle au pied, fort populaire en Angleterre, mais qui paraît avoir une origine française et qui, depuis quelques années, a repris chez nous une grande vigueur. Ce serait un excellent exercice s’il ne dégénérait souvent en scènes de pugilat, en luttes corps à corps. J’ai vu des américains s’y livrer avec une frénésie et une brutalité de barbares et de jeunes américaines souligner les coups de poing et de pied de hurrah sauvages. On dit que c’est une école de courage ; j'en doute ; une école de brutalité tout au plus.

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