I. POUMON
■ Le poumon est construit sur le modèle des glandes en .grappe : les bronches, avec leur ramescence d'abord irrégulière puis dichotomique, représentent un vaste appareil excréteur. La bronche sub-lobulaire supporte le lobule pulmonaire, petit organisme de 1 centimètre cube de diamètre ; ce lobule se réduit en lobules primili/'s, véritables acvii que des cloisons intérieures et incomplètes subdivisent en alvéoles.
Son développement rappelle aussi celui des glandes.
Les premiers stades sont surtout connus d'après l'embryologie du poulet, du lapin.
Les parois de l'œsophage, à ce moment très court (flg. 87, page 203), se dépriment et présentent, de chaque côté, une gouttière longitudinale (flg. 106). Lorsque les fonds des deux gouttières seront arrivés au contact, le conduit œsophagien sera dédoublé en deux tubes, placés l'un au-dessus de l'autre, comme les deux canons d'un fusil : le tube supérieur (QE,
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FiG. 107. — Le nocnoBON pui.- Fig. 108. — Les dedx houiigeons puliio.NAmn SI! DiiniiME Sun s\ Pin- moNAinES sont dien distincts.
TIF. MOVENM:.
TnOlS 3CHÉÏUS lIOHTnANT, Sun DES COUPES TnAKSVEIlSALES, LA FODsIaTION DUS DOUHGBONS PUESlONimES.
M, canal médullaire; — Ch. nolocorJe ; — A, aorto; — C, cœur — Œ, œsophage; — BP, bourgeon pulmonaire unique.
APPAREIL RESPIRATOIRE
lig. 106) continue à représenter l'œsophage ; le tube inférieur (BP) constitue le tube larjngo-trachéal. En avant, du côté du pharynx, les deux tubes communiquent toujours entre eux.
A un stade plus avancé, le tube antérieur présente une dépression antérieure et médiane (BP, BP, fig. 107), qui le subdivise en deux cornes latérales; celles-ci cessent de communiquer entre elles (fig. 108), mais elles sont toujours rattachées à l'œsophage par une portion; du tube respiratoire qui reste unique, la trachée.
Le bourgeon initial de Tarbre pulmonaire, à ce moment simplement épithélial, provient donc de l'œsophage, c'est-à-dire de l'entoderme, puisque nous avons admis que la proenlerou est de provenance entodermique.
Ces faits se produisent vers la 3= semaine. Au 35" jour, Coste et His ont déjà vu les poumons sous la forme de deux sacs pulmonaires primitifs.
Vers cette époque, les deux bourgeons pulmonaires commencent à émettre une série de ramifications dont les derniers canalicules sont renflés en ampoule à leur extrémité.
His a montré qu'il y avait asymétrie entre les deux poumons dès la première apparition des subdivisions bronchiques. Le droit présente trois branches, tandis que le gauche n'en présente que deux. Ensuite la dichotomie est bien accusée.
Dans ce bourgeonnement, l'épithélium est le facteur essentiellement actif. L'enveloppe mésodermique ioue d'abord un faible rôle; elle intervient
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ensuite plus activement pour la formation des lobes, bien marqués à la 8" semaine.
Jusque là, les poumons sont placés au-dessous du cœur, à côté de l'œsophage et de l'estomac; le diaphragme les sépare du foie.
Au 3" mois, la cavité thoracique a augmenté de capacité; le cœur n'a pas changé de position. Les poumons semblent avoir remonté ; ils occupent leur position normale, en arrière et sur les côtés du cœur.
Formation des lobules. — Les bronches se terminent d'abord par une ampoule, désignée par KôUiker sous le nom de vésicule glandulaire et qu'il faut bien se garder de confondre avec les lobules primitifs.
Ceux-ci se constituent à partir du 6" mois. Chaque vésicule glandulaire émet des bourgeons qui, groupés sur la tige bronchique d'origine, deviennent les lobules primitifs.
Il s'agit encore là de végétations épithéliales revêtues de mésoderme.
Après la naissance, il ne se développe pas de nou veaux lobules ; seulement les anciens augmentent de volume et deviennent trois ou quatre fois plus con sidérables.
Épithéuiim. — Au 4<= mois, Kôlliker a trouvé un épithélium cylindrique vibratile dans la trachée et dans toutes les bronches.
Quant à l'épithélium des lobules primitifs qui, chez l'adulte, forme un endothélium continu et polymorphe, il est constitué, chez le fœtus, par des
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cellules hautes, représentant des cellules cylindriques. A peine le nouveau-né u-l-il respiré quelques heures, que les cellules se montrent aplaties; leur -aplatissement serait dû, d'après Kùtlner, à la distension des cavités.
Tels sont les faits généralement admis ; cependant d'après Stieda, les alvéoles présentent un épithélium plat pendant la vie embryonnaire.
ÉLÉMENTS- MÉSODERMIQUES. — Autour des bourgeous épithéliaux, le mésoblaste fournit les tissus élastique, musculaire, cartilagineux, vasculaire etconjonctif.
Les fibres musculaires lisses de Reissessen se montrent vers le 4"=. mois. Quant aux vaisseaux, ils suivent le développement des bronches; mais leur étude parait encore incomplète.
■ Poumon fœtal. — Avant la naissance, le poumon est rouge brun ; il est blanc rosé après les premières respirations.
Chez le fœtus à terme, son poids est de 60 a 6o grammes; il égale la 50^ partie du poids du corps qui pèse, ' en moyenne, de 3 kilogrammes a 3 oOO grammes. ,
Quand l'enfant a respiré, le poumon, gorge de san- pèse de 80 à 108 grammes. La comparaison -de ces poids constitue la docimasie pulmonaire par la balance, méthode proposée par Ploucquet.
A côté, signalons la docimasie pulmonaire liydros- . tatique (Schreger, 1662) établie sur ce fait : le poumon n'ayant pas respiré, d'un poids spécifique plu. ■fort (1.068) que le poumon où l'air a pénètre (0,*9),
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tend à gagner le fond d'un vase plein d'eau dans lequel il est jeté; le poumon qui a respiré surnage.