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IV. THYMUS ET CORPS THYROÏDE

1" Thymus. — Le thymus est une petite glande bilobée située derrière le sternum, reposant sur le péricarde et sur la portion inférieure de la trachée.

Il présente deux périodes dans son évolution : une première progressive, depuis le moment de son apparition jusque vers l'âge de trois ans; une seconde régressive, depuis cet âge jusqu'à une époque variable.

C'est une glande vasculaire sanguine à vésicules closes formées de tissu lymphoïde comme de véritables follicules clos. Au centre de ces follicules lymphoïdes, on trouve aussi, çà et là, des globes épithéliaux que l'on nomme corpuscules de Eassall. Les vésicules sont groupées en lobules.

Nous trouvons donc là, d'une part, des éléments mésodermiques, les follicules lymphoïdes, d'autre

TUYMUS.

part des globes épithéliaux qui doivent provenir de l'ectodcrme ou de l'entoderme.

Tout d'abord, la prédominance des éléments lyniphoïdes avait lait donner à cet organe une origine mésodermique. Mais KôUiker a montré qu'il avait une origine épithéliale et qu'il provenait de l'.épithélium du pharynx. Cette découverte a été l'occasion d'un grand nombre de travaux de Dohrn, P. de Mouron (Genève, 1886), Kastchenko, Born, etc.

Chez l'homme, cet organe naît, de chaque côté, de l'épitliélium de la 3-^ fente branchiale, par un culde-sac qui se dirige vers le cœur. A son extrémité inférieure, chaque cul-de-sac émet des bourgeons pleins, à la façon d'une glande en grappe. Le bourgeonnement remonte jusqu'en haut. Les vaisseaux et les globules blancs du mésoderme pénètrent ensuite dans ces bourgeons épithéliaux et en changent complètement l'aspect. Un cloisonnement conjonctif détermine la formation des vésicules ou follicules. Les restes épithéliaux sont représentés par les corpuscules de Ilassal. La cavité oinginelle disparaît.

La dualité primitive de la glande pst attestée par une cloison conjonctive médiane unissant les deux parties latérales.

Voilà ce qui ressort des derniers travaux. Il est intéressant de rapprocher ce mode de développement de celui qui a été décrit pour les amygdales.

D'après une opinion plus ancienne de His, le thymus proviendrait du revêtement épidermique d'une dépression située au-dessous de l'appareil

APPAREIL RESPIRATOIRE

branchial et que His désigne sous le nom de sinus cervicalis. Cette opinion n'a pas prévalu.

2° Corps thyroïde. — Le corps thyroïde est aussi une glande vasculaire sanguine à vésicules closes, seulement les vésicules sont tapissées par un épithélium cubique aune seule couche. La cavité de chaque vésicule contient un liquide limpide et visqueux qui, le plus souvent, prend un aspect colloïde.

Les auteurs que nous avons cités pour le Ihynius ont aussi étudié le corps thyroïde. His s'en est particulièrement occupé chez l'homme.

Il est définitivement acquis que la glande se développe par trois bourgeons épithéliaux, un médian et deux latéraux ; elle offre donc, dès le début, sa configuration future.

Le boui'geon médian nait en avant de la pièce commune aux 2« et 3« arcs branchiaux (C, fig. 109). Son origine peut remonter, jusque dans la base de la langue, au foramen caecum qui se présente, parfois, sous la forme d'un canal se dirigeant vers l'os hyoïde et décrit sous le nom de conduit lingual. Le plus souvent d'ailleurs, les traces de Torigine du bourgeon moyen disparaissent.

Quant aux lobes latéraux, ils naissent, sur les côtés de la fiircula, du fundus branchialis.

Ces culs-de-sac initiaux poussent des bourgeons latéraux qui sont ensuite décomposés, par les vaisseaux et le tissu conjonctif, en petites sphères épithéliales. Chez le fœtus et même chez l'enfant, quelque temps après la naissance, les follicules sont à l'éUit de grains épithéliaux pleins, comme dans le thymus.

CORPS TOYIIOIDE.

Ils prennent peu à peu leur structure définitive.

Des glandes thyroïdes accessoires naissent de la dernière l'enle branchiale; chez l'homme, elles se fusionnent avec le corps de la glande principale. Les thyroïdes accessoires ont surtout été étudiées chez les reptiles et les oiseaux.

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