‹ Précis d'embryologie adapté aux sciences médicalesChapitre 128 sur 178 · GLANDE GÉNITALE · texte numérisé non relu

GLANDE GÉNITALE

lion cellulaire ; les éléments épithéliaux s'enfoncent clans le tissu mésodermique sous la forme de tubes, nommés tubes de Valentin Pflûger [T et Tf). Ceux-ci

FiG. l'io. — GuupF. Tin i/uvAinR Tl'u.v NouvKAu-NK (d'après Waldeyer).

Eg, épithélium germiDatif ; — 0, ovule primitif dans l'épithélium ; — T, tulie ovarique à son déljut; — Tf, Tf, tubes ovariques rerifcrmant des follicules en voie de formatiou ; — E, groupe d'ovules sur le point de se séparer en follicules; — F, follicule isolé; — V, V, vaisseaux sanguins au milieu du stroma conjonctif.

s'individualisent en perdant leurs connexions avec la surface de l'épithélium germinatif. Les tubes sont séparés les uns des autres par des traînées de substance conjonctive : dans l'intérieur se rencontrent des ovoblastes entourés de cellules épithéliales non

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différenciées. La glande est encore à un état indifférent.

Ovaire. — Si la glande est destinée à devenir un ovaire, les tubes de Pfliiger s'étranglent, de distance en distance, et prennent l'asi^ect d'un chapelet. Dans chaque grain, se trouve un ovule primordial entouré d'une zone de cellules (F). Bientôt le chapelet s'égrène ; chaque grain est une vésicule de de Graaf; l'ovchlaste devient l'ovule; les cellules enveloppantes forment les cellules de la granulosa. Ainsi se forme la couche ovigène de l'ovaire. Un certain nombre de tubes de Pfliiger s'égrènent encore jusqu'à l'âge de deux ou trois ans. On en trouve quelquefois d'entiers, même à l'âge adulte.

C'est à la puberté seulement, que du liquide paraît dans le follicule de de Graaf.

Les tubes de Pfliiger peuvent subir une évolution imparfaite : ils n'aboutissent qu'à la production de cavités tubulaircs, revêtues d'un épithélium caliciforme, cylindrique, simple ou vibratile; ces cavités tubulaires tendent à s'accroitre de plus en plus par les produits sécrétés à leur intérieur; une d'elles, plus développée, peut devenir l'origine d'une grande cavité kystique dans laquelle viendraient s'aboucher d'autres tubes. Telle est la palhogénie classique des kystes de l'ovaire, formulée par Malassez et de Sinety (1879).

Testicule. — Si la glande doit évoluer vers le type mâle, les tubes de Pflûger ne s'étranglent pas. Les petites cellules sont appliquées contre la paroi du tube; les ovules primordiaux occupent le

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