‹ Précis d'embryologie adapté aux sciences médicalesChapitre 143 sur 178 · VULVE. VESTIBULE · texte numérisé non relu

VULVE. VESTIBULE

génitaux {Rg,fig. 144) et des lèvres du sillon génital. La différence des sexes s'accentue dans le cours du 3« mois.

Vulve. — La région où les replis génitaux cessent de se souder est la fourchette. A partir de là, , ils restent séparés et forment les grandes lèvres. Celles-ci présentent bientôt un sillon longitudinal qui les divise en deux replis inégaux : l'un externe, la grande lèvi"e définitive; l'autre interne, la petite LÈVRE {Gl,Pl, iig. 145).

Vestibule. — En avant de la fourchette, l'extrémité inférieure du sinus uro-génital et le sillon génital, qui la prolonge en avant, persisteront sous forme d'une fente, le vestibule du vagin, dans lequel s'ouvriront l'urètlire et le vaarin.

Quand le périuée et la cloison uréthro-rectale sont formés (fin du 2" mois), le segment antérieur du cloaque est désigné sous le nom de sinus uro-génital. Chez la femme, la dénomination n'est pas juste tout d'abord, car les canaux de Millier ne s'ouvrent pas encore dans le sinus. Les deux canaux, à l'état de tubes épithéliaux juxtaposés, sans enveloppe mésodermique, sont obligés de s'insinuer dans la cloison uréthro-rectale. Leur extrémité inférieure est bientôt remplie par les éléments cellulaires d'un épithélium pavimenteux stratifié, et, lorsque les conduits de Millier arrivent au sinus, vers le milieu du .3« mois, on assiste plutôt à un mélange de l'épitliélium miillérien et de l'épithélium du sinus qu'à un abouchement de canaux dans une. cavité. A ce moment, les extrémités inférieures des conduits

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ORGANES GÉNITAUX EXTERNES

miillériens divergent ; leur fusion n'a lieu qu'à la fin du 4'= mois. Dès lors, un vagin unique s'ouvre dans le vestibule. Nous savons, d'ailleurs, la part que prennent les canaux de Wolff à la constitution du segment vagino-hyménéal.

Cet abouchement tardif des canaux de MûUer dans le sinus est important pour expliquer les malformations de la région.

Urèthre. — Le sillon génital persistant chez la femme, il n'y aura pas de portion spongieuse de l'urèthre, en tant que conduit. Mais, l'épithélium qui tapisse le sillon subit la même évolution que celui de la portion spongieuse de l'urèthre de l'homme : de pavimenteux sli'atifié, il deviendra prismatique stratifié; il retourne cependant à l'état pavimenteux stratifié, chez la femme adulte.

L'urèthre de la femme est donc réduit au canal d'excrétion de la vésicule allantoide, c'est-à-dire à la portion supéro-antérieure du sinus uro-géuilal, {Ur, fig. 146, C). Il est l'homologue des portions prostatique et membraneuse de l'urèthre de l'homme.

Aussi, trouve-t-on, dans toute la longueur de l'urèthre féminin, des Glandes homologues aux glandes prostatiques de l'homme (1) ; plus nombreuses et plus dévéloppées au pourtour du méat urinaire, elles peuvent être le siège de concrétions calcaires. Ces glandes évoluent plus lentement et plus tardivement que chez le fœtus màle ; leur

(1) Tourneux. Du tubercule génital. Jo(/rn. de l'anal. 188.).

TYPE FÉMINIIV. URÈTHRE. 3b l'

Structure, chez la femme adulte, répond à celle qu'on observe, chez le fœtus mâle, du '6" au 6= mois.

Sur le bord postérieur de l'orifice uréthral, de chaque côté de la ligne médiane, s'ouvrent deux conduits signalés, pour la première fois, par Skene (1880). D'une longueur de o millimètres à 2 centi-

FlO. 140. — Sl.VUS linO-CÉ.XITAL F.T AXNEXKS SHIl DE3 EMUHVUNS HUMAINS

(d'après Kôlliker).

.1, chez l'embryon de trois mois; — B, chez l'embryon de quatre mois; — C, chez l'embryon de six mois. — [fff, sinus uro-génital; — V, vessie; — g, canal génital, rudiment de l'utérus pt du vagin; — Ui; urélhro ; — Ut, utérus ; — Va, vagin.

mètres, d'un calibre de i millimètre, chez l'adulte, ces conduits existeraient 80 fois sur 100 ^Kochs). Ils ont été pris, h tort, pour les extrémités inférieures des canaux de "Wolfî; on doit les rattacher aux glandes urélhrales sous le nom de glandes de Skcne.

Clitoris. - Le clitoris se développe absolument

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comme le pénis; seulement il reste, au point de vue morphologique et histogénétique, à un stade moins avancé que le pénis.

Les CORPS cwERNEUx et le gland du clitoris ont des aréoles vasculairos moins larges, mais c'est, à l'origine, le môme tissu dense et serré ; le clitoris peut aussi reulcrmer, comme le pénis, des productions cartilagineuses et même un osselet.

Le GLAND CLrroRiDiEN, contesté par certains auteurs, existe. Kobelt a montré sa structure érectile. A sa face inférieure, seproduitun mur épilliélial sem.h\a.hle à celui du gland du pénis; mais, comme la goutiiére balanique, dont il se creuse, ne se ferme pas chez la femme, le gland clitoridien est fissuré à sa face inférieure.

Le CORPS SPONGIEUX étalé, puisque le sillon génital ne se ferme pas, reste à l'état de tissu érectile embryonnaire et double la muqueuse du sillon balam-uréthral qui va du gland au méat urinaire. Il forme ainsi ce que Pozzi a décrit (1884) sous le nom de bride masculine. Au niveau du méat, la bride se divise en deux faisceaux, pour l'entourer et se perdre dans la membrane hymen. En vertu de cette connexion, Pozzi a voulu faire de Thyraen rhomologue du bulbe de l'urèthre, opinion trop restrictive. En effet, Henle a décrit des hymens contenant du tissu érectile, mais ce tissu érectile élait en rapport de continuité avec les bulbes du vagin. Bulbe et hymen doivent donc être associés dans cette homologie confirmée par Kobelt qui a décrit, sous le nom de réseau inlermddiaire, une double

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