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C. Cerveau moyen ou -3" vésicule cérébrale

Le cerveau moyen (M, fig. fo5) est la portion du cerveau embryonnaire qui se modifie le moins. Le processus de développement consiste essentiellement en un épaississement considérable des parois, avec une réduction consécutive du calibre du canal épendymaire qui devient, à ce niveau, l'aqueduc de Sylvius. Les parois épaissies donnent : les tubercules quadrijumeaux, qui sont bien délimités au T= mois, les pédo7icules cérébraux et les corps géniculés déjà volumineux au 5'' mois.

Vespace perforé postérieur dépend aussi de cette vésicule.

D. Cerveau intermédiaire ou 2"= vésicule cérébrale

Cette vésicule est encore appelée vésicule des couches optiques (I, flg. 135), à cause de sa destination qui est de former les couches optiques et les divers organes complétant, avec celles-ci, les parois du 3'' ventricule : les corps mamillaires, le tubcr cinereum ou infundibulum, le chiasma des nerfs optiques,\a, commissure postcrieure et la glande pinéale.

ENCÉPUALE.

Le cerveau intermédiaire n'est d'abord qu'une vésicule à parois minces {VO, fig. 157), dont la voûte se continue en arrière avec les tubercules quadrijumeaux, en avant et sur les côtés avec les vésicules des hémisphères (VH).

Ses parrois latérales {PI) ne tardent pas à s'épaissir et à réduire ainsi la cavité centrale à une fente qui sera le ventricule moyen, tandis que les régions épaissies des parois formeront les couches opti- ■ ques (fig. 158j.

La paroi supérieure (Ps, flg. 157) s'amincit au contraire et se réduit à une minoe lame nerveuse qui tapisse la face inférieure d'un prolongement de la pie-mère (mv), la toile choroïdienne. En un point de cette paroi supérieure, se forme, de bonne heure, un petit diverticule dirigé en arrière, premier rudiment de la glande pinéale {Gp, fig. 156).

La base ou plancher {Pi, fig. 157 et 158) est constituée par la région de Vinfundibulum : deux dépressions latérales conduisent dans les vésicules optiques {Vo, flg. 152), une dépression moyenne se prolonge par la tige du corps pituUaire {!', fig. 155) jusqu'à Vhyijophyse.

L'histoire de ce dernier organe nous est déjà en partie connue; en étudiant le tube digestif, nous avons fait observer que son lobe antérieur provient d'une invagination de la muqueuse buccale {Hij, fig. 156), tandis que le lobe postérieur, plus petit, naît, par un bourgeon creux, de la région de Vinfiindibulum. La structure du lobe postérieur est d'abord identique à celle de la vésicule cérébrale et EMonvoLooiE. 22

SYSTÈME iXEUVEU.X

Km:. 156. — Coi;pE i.u.mmti:iii>"ai.k i)\;n kmuryon kk poiiLKT i\v. tiuhsikmk \\i guATniKMK jDi.ii (ilemi-scliématique d'apios nos préparations et les dessins de Mathias Duval, Allas).

Pr, prolovertrbrcs; — C'A, uotocordc ; — Ao, aorte; — A»i, paroi .uiiuiolique : — Ca, cul-de-sac céplialique de l'amnios; — V/i, vésii-ule luMiiisplu-rii|uc ; — Gp, glande ])iu('ale; — Hy, hypopliysc ; — Hpli, poche de Seessel: — B, fosse buccale coninuiniquaiit avec le pharynx; — P/i, pharynx; — Œ, œsophage; — Jir, bourgeon pulmonaire; — li, estomac; — /«, intestin; — VB, bourgeons entodorniiquos, premiers rudiments des voies biliaires; — C„ bullw aortique;

— To, ventricule du cœur; — Cj, oreillette; — MV. niasses mésodermiques en rapport avec la formation du foie et du diaphragme ;

— (', canal omphalo-vitellin.

ENCÉPHALE

KôUiker y a décrit des faisceaux longitudinaux de fibres nerveuses venant du plancher du cerveau intermédiaire. Ces éléments se détruisent bientôt ou sont remplacés par des cellules indifférentes, tandis que de nombreux vaisseaux et du tissu conjonctif envahissent l'organe qui perd toute trace de sa cavité primitive. Les fonctions et la signification de l'hypophyse ne sont pas connues.

Il en a été de même pour la glande pinéale jusqu'à ces derniers temps. Celle-ci, au début, est un diverticule creux {Gp, fig. 156) d'où partent des bourgeons entre lesquels s'insinue la pie-mère ; leur lumière s'oblitère et, en définitive, on trouve des îlots cellulaires d'origine épithéliale plongés dans de la substance conjonctive riche en vaisseaux.

Descartes avait eu la singulière idée de localiser l'àme dans cet organe. Les récentes recherches de Rabl-Riickhardt, d'Ahlborn, et de Baldwin Spencer (1886) (1), ont montré que, chez certains reptiles, VHatteria punclata, par exemple, la glande pinéale est un troisième œil impair. Elle se présente comme une vésicule pédiculée : la portion périphérique de la paroi vésiculaire offre un épaississemént de cellules qui constitue un véritable cristallin ; le reste de la membrane a une structure qui rappelle celle de la rétine. Une capsule fibreuse enveloppe le tout et le pariétal est creusé d'une excavation et même d'un trou pour loger l'organe

Chez les vertébrés supérieurs et chez l'homme, la

(I) Quarlerbj Journal of microscopical Science.

388 SYSTÈME NERVEUX

jjlande pinéale a une struclurc bien plus élémentaire : le pédicule s'est dissocié pour former les pédoncules ; la cavité est comblée par des cellules épilliéliales ; c'est un organe rudimentaire représentant le troisième œil impair des vertébrés inférieurs.

E. Cerveau antérieur ou vésicule des hémisphères

Le cerveau antérieur donne : les hémisphères cf'rébraiix, le corps calleux, le Irhjone, le seplum lucidum, la commissure antérieure, le corps strié, le lobe olfactif et l'espace perforé antérieur.

A l'origine, la vésicule cérébrale primaire est, pour ainsi dire, réduite à ses deux diverculos latéraux, les vésicules optiques (fig. 1.52). La portion moyenne, à peine reconnaissable d'abord comme formation distincte, constitue ensuite, par son développement ultérieur, le cerveau intermédiaire et le cerveau antérieur; ce dernier repousse les vésicules optiques sur les côtés et au-dessous.

Si cette portion moyenne subit un arrêt de développement, les deux vésicules optiques seront plus ou moins rapprochées ou en contact, d'où les diverses variétés de cyclopie (1).

Le cerveau antérieur {H C, fig. 134, cl A, fig. IHo) représente, dès sa première apparition, deux excroissances latérales du cerveau intermédiaire dont

(1) Gilis. Cyclopie et otocéplialic, naz.hebd. des se. niéd. Montpellier, 1888.

ENCÉPHALE

elles sont séparées par un sillon transversal, tandis qu'un sillon antéro-postérieur les divise en deux moitiés symétriques qui sont les hémisphères {VH, Og. lo7). Ceux-ci prennent un accroissement rapide et, dans leur expansion, se portent d'avant en arrière, recouvrant peu à peu les autres vésicules cérébrales. Dès le second mois, les hémisphères s'étendent sur la partie antérieure du cerveau intermédiaire. Au 3'^ mois, les couches optiques sont complètement cachées. Les tubercules quadrijumeaux sont recouverts au "i" mois. Enfin, au mois, les hémisphères débordent même sur le cervelet.

Modifications intérieures. — Pendant que le volume augmente, les parois hémisphériques tendent à acquérir leur constitution définitive. Les transformations qu'elles subissent ont été étudiées par Mathias Duval dans son mémoire sur la Corne d'Ammon et leur description en est devenue facile avec les figures schématiques que cet auteur a données dans son Manuel de VanaLomisle.

Si l'on pratique la coupe horizontale d'une des vésicules hémisphériques (fig. 154), vers la T semaine, on observe une disposition très simple : la cavité de la vésicule hémisphérique, ventricule latéral primitii; communique avec la cavité du cerveau intermédiaire par une lente étendue d'arrière en avant et désignée sous le nom de fenle de Monro (FM).

Une coupe transversale du môme cerveau (ûg. 157) fait encore mieux ressortir les rapports de la cavité des couches optiques avec celles des hémisphères.

SYSTÈME NERVEUX

La pie-mère {mv) s'est engagée entre les parois internes des deux hémisphères, constituant la faux primilive du cerveau. Les parois des hémisphères

• TUV

FiG. 137. — Section des vésicules des hémisphèhes et de i.jv vésicule

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