CIRCONVOLUTIONS
ronl; de ce nombre sont : la fosse de Sy Mus, lascissure perpendiculaire interne, la scissure calcarine; mais, ils disparaissent pour la plupart et, vers le 6" mois, la surface cérébrale est redevenue lisse.
Les sillons primitifs persistants délimitent les lobes cérébraux. Sur ces lobes, vont apparaître les sillons et circonvolutions secondaires.
Leur ordre d'apparition a été suivi et décrit avec soin par Ecker (1868), Mihalkovics (1877), Kolliker. Nous nous bornerons à signaler l'ordre d'apparition des principaux sillons.
Du 0'= au 6» mois, se dessinent la scissure de Rolando, puis la scissure parallèle frontale, la scissure frontale inférieure, \a scissure interpariélale .
Au mois, le sillon calloso-marginal, la scissure temporale parallèle ou temporale supérieure deviennent visibles. La fosse de Sylvius s'est resserrée en une fente étroite émettant ses deux branches.
Au 7« mois, les circonvolutions et les sillons existent, dans leurs traits essentiels.
Au g-^ mois, les scissures et circonvolutions principales sont nettes. Les sillons et plis secondaires manquent encore.
Chez le nouveau-né, beaucoup de circonvolutions accessoires sont formées. D'après Kolliker, certains cerveaux d'adultes ne sont pas plus riches en circonvolutions que certains cerveaux de nouveau-nés. Il y a d'ailleurs de grandes variations individuelles.
lies causes mécaniques de la formation des circonvolutions sont des plus obscures. Il est probable
SYSTÈME NERVEUX
que le plissement du cerveau est dù à un excès de croissance de la masse encéphalique par rapport aux parois crâniennes.
Ce qui est mieux établi, c'est que le cerveau de l'homme, pendant son développement embryonnaire, reproduit les dispositions permanentes du cerveau d'animaux inférieurs. Richard Wagner, dès 1862, a reconnu une analogie évidente entre la série successive des phases embryonnaires du cerveau de l'homme, et les divers degrés de développement cérébral des singes les plus inférieurs jusqu'aux singes anthropomorphes. Ici encore l'ontogénie reproduit la phylogénie.
2° HISTOGENÈSE
Les parois cérébrales offrent d'abord le même aspect que les parois de la moelle, c'est-à-dire l'aspect d'un épithélium stratifié.
Les cellules les plus internes conserveront leur disposition épithéliale et formeront le revêtement de l'épendyme.
Les cellules externes se différencient en cellules plus petites, plus sphériques et représentent le premier rudiment de la substance grise. Celle-ci se montre d'abord dans la région de l'arrière-cerveau et du cerveau postérieur; de là, elle s'étend à la base du cerveau moyen, à la couche optiqiie, au corps strié et, en dernier lieu, aux parties latérales et supérieures du cerveau. Les cellules nerveuses ne paraissent que vers '6 mois et demi, environ trois mois et