CADUQUES
criblée d'orifices qui sont les lumières d'une multitude de glandes en tube, au niveau desquelles l'épithélium s'intléchit pour se continuer avec celui du canal excréteur. Les tubes glandulaires occupent toute l'épaisseur de la muqueuse [Gl, flg. 39)-
Les vaisseaux, très abondants, se disposent en un réseau capillaire qui arrive jusqu'au-dessous de répithélium.
L'ensemble de la muqueuse forme une couche de deux millimètres d'épaisseur; sa surface libre est lisse. Sa face profonde repose directement sur la couche musculaire {Cm); il ny a pas de tissu conjonctif sous-muqueux.
2° Muqueuse pendant la menstruation. — Léopold (1), en 1877, a bien décrit les modifications de la muqueuse pendant la menstruation. L'épaisseur de cette membrane augmente et s'élève à six millimètres.
Le tissu conjonctif devient plus lâche, œdémateux; les cellules conjonctives prolifèrent et donnent naissance à des cellules géantes [plaques cellulaires de Léopold) ; les glandes s'allongent et leurs culs-desac se dilatent (fig. 60).
En même temps, il y a hyperhémie aiguë de la muqueuse : les capillaires gorgés de sang deviennent lo siège d'une abondante diapédèse de globules rouges.
L'épithélium utérin, les cellules épithéliales qui ' sont à l'entrée des tubes glandulaires, la couche la
(1) Archiv f. Gynxkologie. Bd. \1 n. XII, 1877.
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plus superficielle du dermetombeiit; l'hémorrhagie menstruelle se produit.
Tout rentre ensuite dans le calme et les tissus se régénèrent peu à peu.
3° Muqueuse pendant la grossesse. — Les travaux de Friedlànder, Kundrat et Engelmann, Léopold, ont, à peu près complètement, élucidé cette question.
1" MOIS. — La muqueuse s'est épaissie ; la modification caractéristique est rh}T)ertrophie des tubes glandulaires.
Ceux-ci s'allongent et se dilatent par leur extrémité profonde. Cet allongement amène un pelotonnement du tube.
Sur une coupe transversale de la muqueuse (flg. 60), la section de tous ces tubes glandulaires donne, à la partie profonde de la muqueuse (Sp), un aspect lacunaire qui lui a mérité le nom de couche spongieuse (Léopold) ou couche glan- dulaire (Friedlànder).
Dans la portion superficielle
C, couche compacte : - Sp. couche spongieuse ; - C»i, couche musculaire de l'utérus (d'après Kundrat et Engelmann).
FiG. 60. — Coupe trans-
VEnSALE DE LA MUQUEUSE UTÉRINE , AU COMMENCE- MENT DE LA GROSSESSE
CADUQUES. lOT
de la muquoiisc, les lubes sont plus régulièrement espacés; le tissu est plus dense, aussi cette zone s'appelle-l-elle couche compacte (Léopold) ou couche cellulaire (C).
; L'dpithéliumse retrouve dans tous ces tubes; mais, au niveau de l'orifice, il est plus ou moins plat, plus ou moins dégénéré.
Le tissu conjonctif reste ce qu'il était pendant la menstruation ; les cellules conjonctives hypertrophiées ou cellules déciduales de Friedlànder se groupent autour des vaisseaux. On trouve aussi- de petites cellules résultant probablement de la' division des premières.
Les vaisseaux sanguins sont dilatés.
Les modifications que nous venons de décrire S'appliquent aux trois caduques.
2" MOIS. — Les villosités du chorion s'enfoncent dans la muqueuse et, tandis que la couche compacte devient plus dense, les lacunes de la couche spongieuse deviennent plus amples.
Au niveau de la caduq;ue sérotine, un développement considérable des capillaires se produit dans là couche compacte. .
" 3= ET 4'= MOIS. — La caduque directe présente un couche spongieuse à lacunes de plus en plus grandes; Cette couche spongieuse augmente, tandis' que la couche compacte diminue.
Dans les lacunes, l'épithélium est encore intact'; c'est à ses dépens que se régénérera le futur épithê-^ lium utérin. [
Du côté de la caduque réfléchie; tendance atro-
phique. Son épaisseur n'est bientôt plus que de un demi-millimètre. I-,es glandes disparaissent. L'accroissement de l'œuf tend à la mettre en contact avec la caduque directe.
, Au niveau de la sérotine, aplatissement des lacunes ; Les cellules épithéliales se désagrègent et tombent dans la cavité tubulaire.
5« MOIS. — Les caduques directe et réfléchie se soudent l'une à l'autre. Les cellules épithéliales des deux caduques ont disparu.
Les capillaires de la sérotine forment de véritables sinus; on trouve, dans leur voisinage, des cellules déciduales énormes {CG, fig. 61).
6' ET 7« MOIS. — Soudure de plus en plus intime entre les caduques directe et réfléchie; la couche compacte de la caduque directe est de plus en plus mince; la caduque réfléchie {Cr, fig. 61) n'a plus ni glandes, ni vaisseaux. Dans les espaces lacunaires de la couche glandulaire (Cj/), l'épithélium est désagrégé.
En même temps, la sérotine s'amincit par diminution d'épaisseur de la portion spongieuse.
8« ET 9° MOIS. — Les lacunes de la portion spongieuse de la caduque directe s'aplatissent et s'effa- ■ cent. Au moment de l'accouchement, la couche com-pacte et une partie de la couche spongieuse de la; caduque directe suivront les enveloppes de l'œuf.. Le reste de la couche spongieuse régénérera la mu-queuse (voy. fig. 6b, p. 121).
J>endant que la muqueuse utérine parcourt ainsi i les divers stades de la grossesse, la muqueuse dui
EMBMVOLOGIE.
col n'est pas modifiée; elle ne prend aucune part à tous ces changements.