FOIE
rer comme un acinus glandulaire, analogue à l'acinus d'une glande en grappe. Prise en ce sens, la conception lobulaire du foie est fausse.
Déjà Sabourin, en 1882, à la suite des travaux anatomo-pathologiqiies de Kelsch et Kiener, avait tenté avec succès de détruii'e l'individualité de l'ancien lobule hépatique. Avec les segments des lobules avoisinant le même espace porte, il a constitué un lobule biliaire ayant, à son centre, les canaux excréteurs et, à la périphérie, les vaisseaux sanguins. La pathologie mettait ainsi en évidence un foie interverti (Sabourin), dans lequel l'ancien lobule hépatique avait perdu sa fixité morphologique. Ce lobule ne peut donc ni représenter l'élément fondamental de la glande, ni en caractériser la structure.
Les leçons de Ranvier (1884-1883) ont montré que les capillaires sanguins de l'ancien lobule sont anastomosés dans tous les plans et circonscrivent des mailles qui communiquent largement entre elles. Dans ces mailles, est comme coulée une substance homogène qui les remplit et qui est ellemême disposée en un réseau. Les travées de ce réseau se montrent semblables à des tubes glandulaires; les parois en sont formées par des cellules épithéliales (cellules hépatiques); la lumière du tube, véritable espace intercellulaire, est le canalicule biliaire même. Comme les travées sont anastomosées entre elles, il s'en suit que le foie est une glande tubulée réticulée. Son aspect lobulé est dû simplement au mode de distribution et de grou-