APPAREIL OLFACTIF
I. — PALAIS ET CHOANES PRIMITIFS. — Nous avons vu se former les bourgeons frontaux et les bourgeons nasaux qui limitent la fossette olfactive (Voir p. 79). L'ectoderme cutané ne demeure épaissi qu'au fond
de la fossette ; cette fossette s'étire en un cul-desac dont l'extrémité vient buter contre l'épithélium buccal. — Pendant ce temps, le bourgeon frontal interne se fusionne au bourgeon maxillaire supérieur ; le pont de substance qui résulte de cette union est très court : c'est le palais primitif (Dursy). Puis, le cul-de sac nasal se canalise : en avant, il .s'ouvre à la peau, au-dessus de la lèvre supérieure ; en arrière, il s'ouvre immédiatement en arrière du palais primitif, par résorption de la membrane (membrane bucco-nasale) qui résulte de l'adossement de l'épithélium buccal et de l'épithéUum nasal. L'orifice ainsi constitué siège sur la voûte buccale, très près de la lèvre; d'abord arrondi, il s'étire en une fente antéro-postérieure
Fig. 163. - Coupe frontale de l'extrémité céphalique d'un embryon humain de 15 mm.
c, cerveau ; o, fosse olfactive ; m.b. membrane bucco-nasale dont la perforation transforme le culde-sac en canal nasal.
{choancs pn'/nilifs, jctite palatine primitwe). Dans ce premier stade, voies aériennes et voies (iigestives s'ouvrent done dans la bouche.