partie antérieure de la voûte palatine, les bourgeons ptérygo-pala
pig. 164. — Fosse olfactive de l'embryon humain de 15 mm. représenté flg. 163 (Fort grossissement).
La fosse est obturée, à sa partie inférieure, par la membrane bucco-nasale ; en deux points (en haut et à gauche) les filets du nerf olfactif abordent l'épithélium.
Fig. 165. — Cloisonnement do la fosse buccale chez l'embrj'on humain de 19 mm.
L, langue ; BP, bourg-^ons
palatins ; FX, fosses nasales ;
CL, cloison médiane des fosses
nasales (embryon humain de
19 mm ).
tins forment la partie postérieure de la voûte et le voile du palais définitif.
A dater de ce moment, la cavité bucconasale est répartie en deux étages : l'un inférieur ou buccal, l'autre supérieur ou nasal. Ce dernier constitue un couloir ; il s'ouvre, en arrière, dans le pharynx, et concourt à l'olfaction et à la fonction respiratoire.
in. - CLOISONNEMENT DES FOSSES NASALES. — En même temps que s'effectue cette division de la fosse bucco-nasale, l'étage nasal se cloisonne en deux moitiés latérales. A cet effet, une lame médiane, antéro-postérieure.
Fig. 166. — Les foeses nasales FN sont séparées l'une de l'autre par une cloison médiane flanquée, de chaque côté, de l'organe (CJ) et du cartilage (CaJ) de Jacobson ; la voûte palatine, P, sépare les fosses nasales do la cavité buccale (embryon humain de 40 mm.).
ORGANOGENESE
descend du toit de l'étage nasal pour se souder à la voûte palatine. C'est dans cette cloison nasale que se développent : 1° un tissu fibreux dont procède le vomer ; 2° et une lame cartilagineuse qui persiste en partie {cartilage de la cloison) et qui, en partie, s'ossifie [lame perpendiculaire de Véthmoïde). En bas, la cloison nasale s'interpose entre les deux lames palatines, alors qu'elles interceptent encore entre elles une lente étroite : elle se soude à leur bord interne ; la soudure porte sur l§s épithéliums, d'abord, et, plus tard, sur le mésoderme sous-jacent. Une traînée épithéliale échappe à cette involution ; elle se creuse, et constitue un canal en Y {canal incisif, naso-palatin, canal de Stenson). Les branches supérieures de ce canal s'ouvrent dans les fosses nasales ; sa branche inférieure débouche dans la cavité buccale. Ce canal demeure perméable chez certains Mammifères.
Le processus de cloisonnement qui vient d'être étudié laisse pour traces, chez le fœtus et dans les premiers mois de la vie extra-utérine, des débris épithéliaux, épars, sur la ligne médiane, au niveau de la voûte palatine.
IV. - ORGANE DE JACOBSON. — Chez l'embryon de 8 mm., une dépression se creuse sur la paroi interne de la fosse nasale, dont le fond s'adossera à la cloison nasale : c'est là Vorgane de Jacobson qu'innerve le nerf olfactif. Au 3<^ mois, l'organe s'atrophie ; ses norfs disparaissent, et son épithélium, très élevé dans le segment interne de l'organe, diminue de hauteur et n'émet jamais de diverticules glandulaires. Chez nombre de Mammifères, l'organe de Jacobson occupe une gouttière cartilagineuse, située au-dessous de la cloison nasale, près de l'extrémité antérieure de cette cloison. Il débouche dans les fosses nasales (Rongeurs), ou dans les calaux naso-palatins.