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CHAPITRE III

l'art CONTEMPORAIN. — LES ÉCOLES ÉTRANGÈRES.

Sommaire. — Bien qu’il soit difficile d’apprécier équitablement l’art contemporain, on peut dire cependant qu’il s’est développé en France avec éclat. La peinture, surtout, offre une grande variété dans ses manifestations. A côté des artistes de talent qui ont maintenu les meilleures traditions de l’école française, d’autres ont cherché, avec une audace souvent heureuse, à renouveler l’observation et la représentation de la nature : tels ceux qui ont formé l’école impressionniste. En sculpture, l’art français garde toujours le premier rang.

Parmi les écoles étrangères, l’école anglaise et l’école allemande sont celles dont il est intéressant de suivre l’évolution. Mais, dans bien d’autres pays, en Belgique, en Hollande, aux États- Unis, travaillent des artistes d’un talent personnel.

Difficulté d’apprécier l’art contemporain. — Il est malaisé d’essayer de donner en quelques pages une idée générale de l’art contemporain. Non seulement nous sommes trop mêlés aux hommes et aux oeuvres et le recul nous manque qui permettrait d’en juger exactement, mais cet art même nous apparaît singulièrement complexe. Il est, à cet égard, l’image même de la société où il se développe, si variée dans ses manifestations, si divisée, qu’il s’agisse d’idées philosophiques, morales, politiques ou sociales. Toutefois cette diversité même, où des esprits chagrins ne veulent voir qu’incohérence et anarchie, est un élément de vie pour l’art comme pour la société.

La peinture. Le portrait. — De tous les arts, la peinture est celui qui, de nos jours, se développe avec le plus de richesse et qui fixe le plus l’attention du public. Cette vogue se manifeste par la multiplication des salons, des expositions

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