‹ Précis d'histoire de la médecineChapitre 155 sur 179 · HISTOLOGIE · texte numérisé non relu

HISTOLOGIE

L'anatomie générale de Bichat fit naître dès son apparition l'enthousiasme le plus mérité, et reste encore la pierre angulaire de l'édifice histologique. Elle n'est pas seulement, en effet, une coordination plus ou moins parfaite de matériaux préalablement acquis, mais bien une de ces œuvres entièrement nouvelles et originales qui décèlent une fécondité de talent remarquable. Les propriétés des tissus s'y trouvent constamment rapprochées de leur étude structurale^ et Roux a pu dire avec quelque raison que cet impérissable monument renfermait « autant et peutêtre plus d'anatomie physiologique que d'anatomie ».

Il faudrait beaucoup d'espace et encore plus de temps pour rappeler ici toutes les découvertes qui se succédèrent à partir de cette époque ; les améliorations incessantes apportées à nos moyens d'investigation' communiquèrent à la science un essor rapide. Dès 1826, un savant Français Royer-Collard"^, indiqua les phases d'évolution subies par la matière organique (état amorphe, état globuleux, état fibreux), et vers la même époque (1825-1827), Raspail formulait, de concert avec de Mirbel, Turpin, Dutrochet, la théorie cellulaire (première du nom)'. Ces travaux de haute science laissèrent les médecins à peu près indif-

1. L'invention des microscopes achromatiques réalisa un véritable progrès ; de nombreuses tentatives avaient été déjà faites, lorsqu'en 1824, Selligue présenta à l'Académie des sciences un instrument de ce genre, construit par Charles et Vincent Chevalier.

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