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terrible cri de guerre des Iroquois a brusquement réveillé les dormeurs, et glacé le sang des plus braves.
Les colons se jettent à bas de leurs couches, mais ils n'ont pas le temps de saisir leurs armes : des démons, qui semblent vomis par l'enfer, ont déjà bondi par les portes et les fenêtres, et se livrent à tous les raffinements de la cruauté.
C'est à qui inventera le supplice le plus atroce ; les maisons sont-elles si bien barricadées que l'entrée ne peut en être forcée? les Indiens y mettent le feu, et les habitants n’échappent aux flammes que pour endurer des souffrances plus épouvantables encore,
Les Iroquois égorgèrent les animaux domestiques, incendièrent les habitations, forcèrent des pères ou des mères à jeter dans le feu leurs enfants tout vivants.
Tout fut brûlé et pillé, excepté les forts, qui ne furent pas attaqués : deux cents personnes périrent, et cinquante autres furent amenées dans les bourgades. Toutefois, beaucoup échappèrent à ce terrible sort, grâce aux liqueurs fortes dont les sauvages abusèrent.
Les [roquois ravagèrent ensuite les environs, et ne se retirèrent qu'à l’automne, entraînant à leur suite deux cents malheureux prisonniers destinés à la torture.
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QUESTIONNAIRE
1, En quelle année fut rappelé M. de l'rontenac ? en queil3 année devait-il être nommé pour la seconde fois ? Quels sont les ‘Jeux gouverneurs qui vinrent entre sa première et sa deuxième administration ?
2. Quelle fut la conduite de M. de la Barre, et comment se termina son expédition ?