FRONTENAC
ce vaste pays qu’on appelle aujourd’hui les Etats- Unis. Dans ce temps-là il appartenait encore aux Anglais ; il avait déjà une population de deux cents mille âmes, tandis que celle du Canada rie dépassait pas quinze mille habitants.
da.
Anonie tre
a tSux nts sait
Frontenac n'avait pas assez d'hommes pour de vastes opérations, aussi se prépara-t-il à faire la petite guerre.
Pendant que les Abénaquis, ces fidèles alliés, détruisaient les établissements des Anglais en Acadie, et leur tuaient près de deux cents personnes, le gouverneur envoyait, dans l'hiver de 1689 à 1690, trois partis de guerre : tous les trois n'étaient formés que d’une poignée d'hommes, mais ces braves étaient bien trempés. Par les froids rigoureux de l'hiver, parcourant sur leurs raquettes des milles et des milles, enfonçant parfois dans l’eau glacée, couchant dans la neige, portant sur le dos leurs provisions, ils surprirent les forts qu'ils allaient attaquer, et où l’on n'aurait jamais cru que des hommes exécuteraient une entreprise aussi téméraire, Aussi réussirent-ils tous les trois.
Le premier, composé de deux cents hommes commandés par d’Ailleboust de Mantet et Le Moyne de Ste-Hélène, surprit Corlaer (Shenectady) dans l'Etat de New-York. Tout fut brûlé et rasé ; soixante per sonnes seulement, outre trente Iroquois, furent épargnées.
La seconde expédition, formée de cinquante-deux hommes sous les ordres de François Hertel, arriva devant Salmon-Falls, dans le New-Hampshire, La place fut emportée d'assaut et livrée aux flammes. Deux cents Anglais voulurent couper la retraite aux vainqueurs : Hertel profite du moment où ils pas-
SR
oo
TM at SRE AMEN MA
CA
pe î