‹ Précis d'histoire du Canada à l'usage des écoles primaires [microforme]Chapitre 36 sur 69 · MORT DE M. DE VAUDREUIL, M. DE BEAUHARNOIS · texte numérisé non relu

MORT DE M. DE VAUDREUIL, M. DE BEAUHARNOIS

Cette fois le Canada allait jouir d’une longue ère de tranquillité. Il y eut bien, il est vrai, des contestations au sujet du territoire des Abénaquis, situé à la frontière de l’Acadie, mais la France, pour éviter une nouvelle rupture, abandonna à eux-mêmes ses alliés les Abénaquis. Ils luttèrent héroïquement en s'opposant à des empiètements continus, et furent peu à peu exterminés.

M. de Vaudreuil apportait autant d'activité à développer les ressources de la colonie qu'il avait déployé d’ardeur pour la défendre. Il protégea l'agriculture et le commerce, resserra les bonnes relations avec les [roquois, tit étendre les fortifications de Québec ; sur ses instances également, pour remplacer du côté de la mer les places fortes perdues par le traité d’Utrecht, on dépensa une trentaine de millions à fortifier Louisbourg dans l’île du Cap-Breton, qui restait à la France.

En même temps il réclamait du renfort pour la colonie, et il en obtint : le vaisseau le Chameau, portant deux cent cinquante passagers, fit voile pour le Canada. Une tempête survint: le vaisseau périt corps et biens.

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Ce désustre avança la mort de M. de Vaudreuil, qui était déjà malade. Il expira à Québec, le 10 octobre 1725, après une administration heureuse et fort longue : il avait gouverné la colonie pendant 22 ans.

Le marquis de Beauharnoiïis lui succéda, Sous lui un autre vaisseau, l’Eléphant, se perdit sur un écueil non loin de Québec, mais cette fois on put sauver les passagers, l'équipage, et une bonne partie de la cargaison. Le nouveau gouverneur eut encore un autre chagrin, celui de voir la colonie désolée par des inondations, des maladies, la famine et des tremblements de terre. La population était, alors, d'environ 30,000 âmes,

Le digne M. Hocquart, qui était alors intendant, s'appliqua aussi à remédier aux souffrances des malheureux.

Les Outagamis ou Renards avaient recommencé leurs incursions : en 1728, M. de Ligneris march: contre eux avec un millier d'hommes. Sur les bords du lac Michigan, il mit en déroute les Malhomines ou Folles-Avoines. A la nouvelle de la défaite de leurs alliés, les Renards prirent la fuite dans les bois, et il fallut encore se contenter de brûler leurs cabanes et leurs provisions de maïs.

M. de Beauharnois était encore gouverneur quand le sieur de la Vérendrye découvrit les Montagnes- Rocheuses, en 1743, et quand la guerre recommença en Europe.

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