DEUXIÈME VOYAGE ET TROISIÈME VOYAGE DE CARTIER
je r'Oi ft ement satisfait de Cartier qu'i Ï Le roi fut tell t satisfait de Cartier qu'il lui confia une deuxième expédition l’année suivante
Au bout de dix semaines, Cartier arriva avec ses trois vaisseaux dans le golfe St-Laurent, reconnut les îles d’Anticosti, aux Coudres et d'Orléans, il arriva à l’endroit où il y avait un grand village de sauages qui s'appelait Stadaconé, c’est là que se trouve aujourd'hui la JACQUES CARTIER. ville de Québec.
Les sauvages et leur chef Donnacona reçurent très bien les Français : ils vinrent leur offrir du poisson, du maïs, des melons.
Tout près du village coulait la rivière St-Charles : Cartier y mit à l’ancre ses deux plus gros vaisseaux appelés la grande Hermine et la petite Hermine, et avec le plus petit l’Emerillon, il remonta le fleuve. Mais, arrivé au lac St-Pierre, il ne trouva plus assez de fond : il y laissa son navire et continua sa route sur des barques.
Il arriva au grand village d'Hochelaga. C'est à cet endroit que s'élève aujourd'hui notre belle ville de Montréal. Les sauvages le reçurent avec beaucoup de joie, et le menèrent sur le Mont Royal.
Cartier aurait bien voulu aller encore plus loin, mais il ne put remonter le saut St-Louis. Il fut obligé de retourner à Stadaconé, et il reprit l'Emerillon en passant.
Pendant son absence, ses hommes s'étaient occupés à faire des retranchements autour des vaissceaux pour être prêts à se défendre, au cas où les sauvages devienaraient hostiles, car déjà ils témoignaient plus de froideur à leurs nouveaux amis,
L'hiver fut très rude pour les Français qui passaient pour la première fois cette saison dans la Nouvelle-France : la terrible maladie du scorbut enleva à Cartier vingt-cinq de ses compagnons.
Aussitôt le printemps arrivé, Cartier mit à la
voile, Avant de partir, il avait encore élevé une grande croix pour bien prouver que la France avait pris possession du pays. Il enleva Donnacona ct une dizaine de sauvages, qui furent instruits dans la religion catholique.
Le roi fut très content de son capitaine, mais il ne put le renvoyer que six ans plus tard au Canada, parce qu’il faisait alors la guerre au roi d’Espagne. Cartier revint donc en 1541: il devait être accompagné par M. de Roberval, nommé vice-roi, mais celui-ci ne put être prêt à temps, et ne vint au Canada que l’année suivante,
Cartier passa donc un second hiver avec ses hommes au Canada, et perdit encore du monde par le scorbut. Il repartit pour la France au printemps et en route il rencontra Roberval, qui amenait des colons, mais ceux-ci sortaient de prison, car il était bien difficile de trouver des gens disposés à affronter des sauvages, un hiver bien rude, des terres non défrichées. Cartier n'eut aucune confiance dans
le succès d’une pareille colonie, et continua sa route.
Il ne se trompait pas. Le roi dut rappeler Roberval et son monde, et ce fut probablement Cartier qui alla chercher Roberval et les siens dans un quatrième voyage, Le Canada resta alors délaissé pendant près de cinquante ans.
QUESTIONNAIRE
1. En quelle année Cartier fit-il un ?e voyage au Canada ? combien avait-il de vaisseaux, comment s’appelaient-ils ?