‹ Précis d'histoire du Canada à l'usage des écoles primaires [microforme]Chapitre 6 sur 69 · EST · texte numérisé non relu

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A leur retour, Pontgravé et Champlain apprirent la mort de M. de Chattes, que M. de Monts remplaga.

À la tête de quatre vaisseaux, dont un alla faire la traite des pelleteries avec les sauvages à Tadoussac, M. de Monts, accompagné de Champlain et Pontgravé, vint fonder Port-Royal, en Acadie (1605) : à peu près un siècle plus tard, quand les Anglais s'emparèrent de cette partie du Canada, ils changèrent le nom de Acadie en celui de Nouvelle. £cosse, et Port-Royal s'appela Annapolis.

Champlain, chargé par de Monts de commencer un établissement du côté du golfe St-Laurent, choisit un lieu magnifique, à l'entrée du fleuve. Ses gens se mirent à l'œuvre ; ils commencèrent par défricher le sol, par construire un magasin et des logements, qu’ils entourèrent de galeries et do fossés : Québec était fondé (1608).

Champlain fit bien des voyages entre la France et la colonie. Obligé de prendre parti pour l’une ou l’autre des deux grandes nations sauvages qui se faisaient la guerre, il se mit du côté des Hurons : il fit avec eux trois expéditions contre les Iroquois : en 1609, en 1610 et en 1615.

Dans la première, il remonta la rivière Richelieu ou Chambly en canot d’écorce avec seulement deux Français et des Hurons. Il rencontra environ deux centsennemis. Les [roquois restèrent muets d’étor

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nement en voyant des visages blancs pour la première fois : mais quand ils entendirent le bruit effrayant des fusils, et qu'ils virent tomber trois des leurs, ils prirent la fuite. Dans sa seconde expédition, faite du même côté, Champlain dispersa encore une centaine d'’iroquois, mais avec plus de peine ; les sauvages commençaient à se familiariser avec ce nouveau danger des blancs armés de la poudre.

Dans sa troisième expédition en 1615, il se rendit jusque dans le pays des Hurons : il suivit d’abord la rivière des Prairies, qui coule entre les îles de Montréal et Jésus, remonta les rivières Outaouais ct Mattawan, gagna le lac Nipissing, puis le lac Huron par la rivière Française, longea la baie Georgienne, et arriva enfin chez ses alliés.

Les Hurons eurent tort d'attendre trop longtemps du renfort que des amis leur avaient promis.

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