TRAITE DE L'EAU-DE-VIE, CONSEIL SOUVERAIN
Les années suivantes furent troubles par des dissensions entre deux Personnages également r:.- Marquables par leur piété et leur charité : Monseigneur de Laval, et l'abbé de Quevlus. Le Premier avait été nommé par le Pape sous le titre d’évêque de Pétréc et reconnu en cette qulité par le roi, L'abbé de Queylus avait de son côté été envoyé par M.
Olier comme supérieur de Saint - Sulpice à SR Montréal et comme Vi-
MGR DE LAVAL, “aire-général de l'arche vêque de Rouen, qui ex-
erçait depuis quelques années la juridiction ecclésiastique sur Je Canada, de sorte qu'il y eut de;
conflits d'autorité entre ves deux pouvoirs. Finalement l'abbé de Quevlus dut retourner en France, I revint dans la colonie quelques années lus tard, et une harmonie complète régna entre le prélat ct lui.
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HISTOIRE DU CANADA 33 Mgr de Laval fonda en 1663 le
Séminaire de Québec, Le
Petit Séminaire, qu'il avait également créé devait se transformer plus tard, et devenir l'Université Laval. Le prélat fut nommé EN 1674 évêque de Québec.
Mgr de Laval eut à soutenir une
lutte beaucoup plus longue
urs au sujet de En échange de leurs les Sauvages demandaient de dre, des armes à feu, l'eau-de-vie, qu'ils
Contre les gouverne la traite de l’eau-de-vie.
fourrures, la poudu drap, mais Surtout de appelaient eau de feu. j'our ne pas Îles voir tous abandonner Jes agents de la Compagnie des Cent Associés, et avec les Commerçants S'ouVerneurs av la traite des Ji
aller trafiquer anglais et hollandais, es aient d’abord fermé les yeux sur queurs fortes. Mais les missionnaires se Plaignaient des désordres que l’eau-devie produisait chez les enfants des bois : aussi la vente en fut-elle strictement défendue.
Un malheureux incident changea les dispositions du gouverneur M. d'Avaugour, qui avait remplacé M. d'Argenson.
Une femme avait été Surprise à donner des liqueurs fortes à un Sauvage : elle fut jetée en prison. Le père Lalemant vint demander À M.
d'Avaugour le Pardon de Ia Coupable, Le gou- VErneur résista, et dans la chaleur de 1 sion, déclara que désormais la vente Vie ne serait plus défendue.
a discusde l'eau-de-
Mgr de Laval, qui était très influent auprès du roi, fit rappcler M. d'Avaugour et le fit remplacer par un de ses amis, M. de Mésy; mais l'évêque rencontra bientôt la même opposition chez le Nouveau gouverneur, qui en outre oublia le respect qu'il devait au grand âge et à la dignité du prélat.
Mgr de Laval en appela au monarque, qui décida que M. de Mésy serait jugé.
Le marquis de Tracy, nommé vice-roi des colonics françaises de l'Amérique, M, ce Courcelles, choisi comme gouverneur du Canada, et M.
Talon, le Premier intendant de la Nouvelle-France, devaient venir juger M. de Mésy, mais il mourut avant leur arrivée.
L'année 1663 qui avait commencé par un terrible tremblement de terre, fut fertile en changements importants dans la co!=nie : la Compagnie des Cent Associés remit au roi tous ses droits et dès lors la colonie demeura sous le gouvernement royal. Le Conseil Souverain fut créé pour l'administration de la justice et la disposition des deniers publics: trois cours de justice, devant dépendre de lui, furent établies à Québec, à Mortréal et à Trois-Rivières.
Le Conseil Souverain fut composé de l'intendant, du gouverneur, de l'évêque, de cinq conseillers ct a‘un procureur royal.
Dans le même temps, la Société de Montréal
cédait l'île de Montréal au Séminaire de St-Sulpice, qui devenait ainsi Seigneur de l'île.
Une des premières décisions du Conscil Souverain fut l'établissement de 1a dîime, qui fut fixée au vingt-sixième : c'est-à-dire que le Conseil ordonna que les cultivateurs auraient 4 payer pour l'entretien de leurs prêtres la vingt-sixiéme partie du grain récolté par eux.
QUESTIONNAIRE