‹ Précis d'histoire du Canada [microforme]Chapitre 23 sur 67 · HACHE IROQUOISE · texte numérisé non relu

HACHE IROQUOISE

Dans la nuit orageuse du 4 au 5 août 1689, tout ‘reposait dans l’île de Montréal, Les colons, croyant la paix presque conclue, avaient quitté les forts pour coucher le soir, après les travaux des champs, dans leurs maisons éparpillées dans l’île. Cette nuit-là la pluie et la grêle faisaient rage.

Profitant de la tempête, rrviron quinze cents Iroquois traversérent le lac £- .nt-Louis dans leurs Ccanots d’écorce, et abordèrent silencieusement sur la côte de Lachine. Ils curent soin de ne pas

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Le.

approcher des forts. Les ténèbres étaient si profondes que les soldats, dont l'attention n'avait pas été éveillée, ne tirérent pas du canon pour annoncer l'ennemi,

Longtemps avant la pointe du jour, les sauvages qui s'étaient partagés en une foule de pelotons, enveloppaient les habitations dans un rayon de plusieurs lieues. Un signal est donné par les chefs : aussitôt nne horrible clameur déchire les airs! Le terribie cri de guerre de: { -ruois a brusquement réveillé les dormeurs, Li :lacé le sang des plus braves.

Les colons se jettent à bas de leurs couches, mais ils n'ont pas le temps de saisir leurs armes : des démons qui semblent vomis par l'enfer, ont déjà bondi par les portes et les fenêtres, et se livrent à tous les raflinements de la cruauté,

C'est à qui inventera le supplice le plus atroce ; les maisons sont-elles si bien barricadées que l'entrée ne peut en être forcée ? les Indiens y mettent le feu, et les habitants n'échappent aux flammes que pour endurer des souffrances plus épouvantables encore.

Les Iroquois égorgérent les animaus domestiques, incendièrent les habitations, forcèrent des pères ou des mères à jeter dans le feu leurs enfants tout vivants.

Tout fut brûlé et pillé, excepté les forts, qui ne furent pas attaqués : deux cents personnes péri-

rent, et cinquante autres furent amenées dans les bourgades. Toutefois, beaucoup échappèrent à ce terrible sort, grâce aux liqueurs fortes dont les sauvages abusérent.

Les Iroquois ravagèrent ensuite les environs, et ne se retirèrent qu'à l'automne, entraînant à leur suite deux cents malheureux prisonniers destinés à la torture.

1. En quelle année fut rappelé M. de Frontenac? en quelle année devait-il être nommé pour la seconde fois ? Quels sont les deux Souverneurs qui vinrent entre sa première et sa deuxième administration ?

2. Quelle fut la conduite de M. de la Barre, et comme se termina son expédition 2

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