MONTCALM
En 1757, il se dirige vers le sud du lac Champlain, contre le fort William-Henry : le général Monroe, qui le commande, est obligé de se rendre au bout de six
jours. Malheureusement les <auvages alliés, qui avaient contribué au succès, déshonorèrent la victoire par leur cruauté, Ils tombérent,
pour piller les bagages, sur les deux mille trois cents Anglais de la garnison qui sortaient du fort, èt en massacrèrent un certain nombre. Montcalm accourut avec ses officiers, et au
risque de sa propre vice, parvint enfin à arrêter le carnage.
L'hiver de 1757 à 1758 fut encore bien dur à Supporter, Car, par suite des gelées précoces ct des pluies continuelles, la récolte manqua, et la famine régna au foyer des Canadie-s. Tous néanmoins restèrent fidèles à la patrie et au devoir, sauf l'infâme intendant Bigot, qui ne songeait qu'à se procurer de l'or à tout prix.
Mais le plus beau triomphe de Montcalm, fut celui de Cariilon, remporté en 1758 avec trois mille six cents héros sur plus de seize mille ennemis commandés par le général Abercromby. Lévis commandait l'aile droite, Bourlamarque l'aile gauche. Pendant une demi-journée, les Anglais s'acharnèrent contre les positions des Français : sept fois ils revinrent à la charge, sept fois ils furent repoussés. Ils se décidèrent enfin à la retraite, abandonnant sur le Champ de bataille plus de cinq mille hommes tués ou blessés. Les Fran- Çais n'eurent que quatre cents hommes environ hors de combat.
Néanmoins, grâce à leur nombre, les Anglais Conquirent l'avantage de cette campagne, car ils s'emparèrent des forts Frontenac et Duquesne, gardés seulement par une poignée d'hommes. Ils avaient de plus enlevé, dès le commencement de l'été, la place de Louisbourg, contre laquelle ils avaient envoyé l'amiral Boscawen avec une flotte
HP
FR Fa mr ere Lo
ST errant
de vingt-quatre vaisseaux portant plus de douze mille hommes. Malgré son héroïsme, celui de sa femme, qui tous les jours donnait aux soldats l'exemple de la bravoure en tirant elle-même du canon, malgré le dévouement de la garnison, dont une partie fut mise hors de combat, le commandant M. de Prucour avait été obligé de rendre la ville, qui fut démantelée.
QUESTIONNAIRE
1. Qui fut nommé pour remplacer Dieskau ? avec qui arriva-t-il ?
2. Quel fort prit Montcalm en 1756, et combien v fit-il de prisonniers ?
3: De quel fort s'empara Montcalm l'ann’a suivante ? Où était ce fort? Qui le commandait ? Quel événement malheureux arriva après la capitulation ?
4. Comment se passa l'hiver de 1757 à 1753? Qui était alors intendant ? Quelle était sa conduite ?
3: Quelle fut la plus belle victoire de Montcalm? En quelle année ?
6. Combien Montcalm avait-il d'hommes À Carillon ? Qui commanda son aile gauche et son aile droite? Qui commanda les Anglais dans cette bataille ? Combien avait-il de soldats? Combien dirigea-t-il d'attaques contre les positions de Carillon? Quel fut le résultat ? Combien d’hommes perdirent les deux armées ?