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CHAPITRE XXVI, SOULÈVEMENT DE

Les troubles commencèrent en 1832, lors de l'élection d’un député our Mont-éal-Ouest :

pendant trois semaines, des rixes continuelles éclatèrent. Le 21 mai, une démoristration populaire se transforma en émeute; les soldats tirèrent sur le peuple, et trois Canadiens-français furent tués, deux autres blessés. On peut s’imaginer l’indignation que produisit cette tale répression.

Peu après éclatait le choléra, qui faisait des ravages épouvantables, sans pour cela arrêter un instant les réunions politiques.

En 1334, l'assemblée, malgré l'opposition de quelques-uns de ses membres, adoptait et envoyait à Londres une série de propositions préparées

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par Papineau, ct proposées par Bédard. On y énoncçait tous les gricfs des Caradiens-Français, et on Îles appela les 92 Résolutiorrs.

Le Conseil Législatif vota de son côté dans un sens opposé, et envoya demander en Angleterre le maintien de la constitution.

En octobre 1834, le parlement fut prorogé, et la nouvelle représentation, ayant renouvelé les anciennes demandes, fut également dissoute.

En 1835, l'Angleterre créa une commision royale, à laquelle elle donna Pouvoir de régler toutes les questions importantes au Canada. Un nouveau gouverneur, lord Gosford, arriva avec deux commissaires : leur rapport fut défavorable aux réclamations des batriotes, comme on appelait ceux qui demandaient des réformes, et ce rapport fut approuvé en Angletefre.

À cette nouvelle une grande assemblée, dite des Six Comtés, se tint à Saint-Charles. On y fit ouvertement l'appel aux armes. Papineau, qui protestait contre des mesures extrêmes, et Mgr Lartigue, évêque de Montréal, qui recommandat dans un mandement l'obéissance au pouvoir établi, ne furent pas écoutés : chacun s’arma de ce qu'il put trouver, rêvant l'annexion du pays aux Etats-Unis.

Au fond, les causes de la révolte furent dans le Bas-Canada : la question des subsides, et le désir d'obtenir un gouvernement responsable, et dans

le Haut-Canada : le désir d’obtenir le gouvernement responsable, et le Family Compact, c'est-àdire le mécontentement créé par la protection exclusive donnée à certaines familles dont les membres peuplaient les bureaux du gouvernement.

Le mouvement commença à Montréal, et le Souvérnement fit sortir les troupes qu'il avait fait venir du Nouveau-Brunswick. Elles marchèrent contre les révoltés : mais la cavalerie fut mise en déroute à Chambly, et les patriotes, commandés par le docteur Nelson, battirent à Saint-Denis le colonel Gore dans un combat qui dura six heures.

Les succès des patriotes ne pouvaient durer ; quelques jours après, ils étaient vaincus à Saint- Charles, puis à Saint-Eustache. Le docteur Chénier qui les commandait à Saint-Eustache, se défendit jusqu'à la mort avec une cinquantaine des siens contre Colborne, qui avait deux mille hommes. A la suite de sa facile victoire Colborne incendia le village, et en fit autant à Saint-Benoît.

L'insurrection fut réprimée plus promptement encore dans le Haut-Canada, où William Lyon MacKenzie la dirigeait, Les mécontents, établis dans l’île Navy-Isiand, À deux milles au-dessus de la chute du Niagara, en furent délogés après un bombardement de deux jours, et sèrent de l’autre côté de la frontière, pendant d’autres étaient dispersés À Ambherstburg.

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Le vaisseau américain la Caroline, qui ravitaillait les hommes de MacKenzie dans Navy-Island, fut incendié par les Anglais alors qu'il était à l’ancre sur la rive américaine; cet acte faillit amener la guerre entre l'Angleterre et les Etats-Unis.

Pendant l'hiver, des bandes de patriotes réfugiés dans la république voisine, vinrent plusieurs fois inquiéter la frontière : le gouvernement des Etats-Unis arrêta ces incursions.

Lord Gosford, qui avait demandé son rappel, partit au commencement de l’année 1828, et laissa les rênes du pouvoir à sir John Colborne, en attendant l’arrivée d'un nouveau gouverneur.

1. En quelle année, où, et à quel propos commencèrent les troubles? Combien y eut-il de blessés et de tués ?

2. Quelle maladie éclata cette année? Fit-elle de grands ravages ?

3. Qu'’appelle-t-on les 92 résolutions? Qui les rédigea ? Qui les proposa? Quelle conduite tint le Conseil Législatif ?

4. Qui succéda, comme gouverneur, à lord Aylmer? Qui vint avec lui? Quelle mission avaient ces commissaires ? Quel fut leur rapport ?

5. Que se passa-t-il à Saint-Charles? Qu'est-ce qui y fut décidé ?

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