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UNION DES DEUX CANADAS

Lord Durham, qui vint prendre la place de Gosford, remplaça le Conseil spécial installé par Colborne pour l'expédition des affaires, par un autre conseil composé de membres choisis parmi les personnes de sa suite. Il profita ensuite du jour du couronnement de la reine Victoria pour pardonner à tous les patriotes compromis dans le soulèvement, sauf à vingt-quatre, qui furent exilés aux îles Bermudes.

Ces actes furent blâmés par le ministre anglais. Durham, à cette nouvelle, donna sa démission,

et John Colborne reprit le pouvoir jusqu'à l'arrivée de Sydenham, en 1830.

Des soulèvements éclatérent aussitôt dans une douzaine de paroisses, et le Dr Nelson, parti des Etats-Unis avec un corps d’Américains et de patriotes, vint occuper Napierville.

Colborne avait prévu le mouvement ; il proclame Îa loi martiale, et marche sur ce village avec près de huit mille hommes. Un tel déploiement de forces était bien inutile, et Colborne put sans opposition mettre le feu partout.

Dans le Haut-Canada, les insurgés furent cernés dans un moulin à Prescott, et forcés de se rendre. La frontière fut maintes fois inquiétée pendant l'hiver, mais il ne se p.-ssa aucun fait d'armes assez important pour mériter d'être signalé,

Des conseils de guerre, établis par Colborne, jugèrent les prisonniers : quatre-vingt-neuf furent condamnés à mort, quarante-sept à la déportation, en outre leurs biens furent confisqués. Treize d'entre les condamnés à mort furent exécutés : le principal fut le chevalier de Lorimier. Cette répression terrible et trop sévère fut blâmée dans l’Europe entière.

Il fallait changer la constitution de la colonie : sur les instances de lord Durham, et celles de la msison de banque Baring, qui avait prêté un million au Haut-Canada et craignait de perdre sa

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créance, l'Angleterre réunit les deux provinces par l’Acte d’Unior.

Cet acte, sanctionné en 1840, et appliqué en 1841, portait entre autres aispositifs, que les deux provinces seraient réunies en un seul gouvernement, que chacune des deux anciennes divisions enverrait à l’Assemblée Législative quarante-deux députés ; que la langue anglaise serait seule parlementaire, enfin qu'une somme fixe serait désormais affectée aux traitements du gouverneur, des juges, des ministres.

La population du Canada était alors de plus d’un million d'âmes. La ville de Kingston fut d’abord choisie comme canitale, et le nouveau gouverneur, le baron de Sydenham, arriva en

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