‹ Précis d'histoire littérairesChapitre 87 sur 137 · MONTALEMBERT · texte numérisé non relu

MONTALEMBERT

Charles de Montalembert, né à Londres, où sa famille avait émigré durant la Révolution, s'exerça de bonne heure au talent de la parole. « Souvent, au milieu d'un bois, écrivait-il à un ami de collège, je commence une improvisation fougueuse contre le ministère; puis, avec ma vue basse, je tombe nez à nez avec quelque bûcheron ou quelque paysan qui me regarde d'un air ébahi et me croit sans doute échappé d'une maison de fous. Moi, couvert de honte, je me sauve à toutes jambes, et puis je recommence à gesticuler et à déclamer. »

Montalembert fut un grand orateur et un éminent écrivain.

NOUS lui devons une ravissante Histoire de sainte Elisabeth de Hongrie, les Moines d'Occident , depuis saint Benoît jusqu'à saint Bernard, la Pologne, le Père Lacordaire , et de nombreux discours politiques.

OSA ii. ii Dl \i\" mi I i I

Devenu pair de France par droit d'hérédité, Montalemberl constitua le défenseui de tout i loii

opprimée, dee chrétien le Liban , dei Polo

i \ i - , de la liberté de r • menl , etc Au milieu d'un

peuple libre, noue catholique! lit-il un jour I la tribune,

ls De voulons pas ôtre des ilotes... Nous sommas lai Bis croisés, nous oe reculerons pas de?anl les Dis de Voltaire. »

A i tu B8 PROSATEURS DU ZI3 I Ll

JosbPii Joubert 1754-1824), né à Montignac (Dordogne), écrivain et moraliste distingué, qui, après s'être lié avec Marmontel, la Harpe, d'Alembert, Diderot, et avoir ressenti comme ses contemporains les atteintes du scepticisme, en sortit bien vile et chercha par tous les moyens et en toutes choses, le vrai, le beau, le juste, ne gardant de son commerce avec les libres penseurs du xviii* siècle que « ce qui pouvait étendre et perfectionner son goût littéraire et sa conception de l'art »

Ses Lettres se distinguent par la grâce et la sensibilité; ses Critiques littéraires, par. une exquise délicatesse; ses Pettsées et Maximes, par la force et la justesse d'observation. « Nul livre, a dit Sainte-Beuve en parlant des Pensées, ne couronnait mieux cette série française, ouverte aux Maximes de la Rochefoucauld, continuée par Pascal, la Bruyère, Vauvenargues, et qui se rejoint par cent retours à Montaigne. »

Louis-Gabriel vicomte de Bonald (1754-1840), né à Milhau, partage avec J. de Maistre et Chateaubriand la gloire d'avoir inauguré en France la réaction catholique contre le philosophisme du xvme siècle. Ses principaux ouvrages ont pour titres : Théorie du pouvoir politique et religieux, Législation primitive (1802), qui est comme l'antithèse du Contrat social de J.-J. Rousseau.

Pierre Royer-Collard ( 1763-1845), né à Sommepuis (Marne), homme d'État et philosophe. Président de la chambre des députés de 1828 à 1830, il se distingua par sa modération, son éloquence et sa dialectique puissante. Il a laissé des Discours politiques et des Fragments philosophiques.

25'l PRÉCIS D'HISTOIRE LITTÉRAIRE

Xavier de Maistre (1764-1852), 116 à Chambéry, frère cadet de Joseph de Maistre, s'est acquis une grande célébrité par de petits ouvrages qui se distinguent par une sensibilité délicate et l'élégance du style. Ce sont : le Voyage autour de ma chambre, le Lépreux de la cité d'Aostc, les Prisonniers du Caucase , la Jeune Sibérienne.

L'abbé de Fhayssinous (1763-1842), né à Gurières (Aveyron), prédicateur célèbre, dont les Conférences sur la relhjiun, faites depuis 1801, soit aux Carmes, soit à Saint- Sulpice, exercèrent une influence salutaire sur la foule de ses auditeurs, surtout sur la jeunesse. — Les Conférences oat été publiées, en 1825, sous le titre de Défense du christianisme.

Charles de Lacretelle (1766-1855), né à Metz, a écrit l'Histoire de France pendant le xxiii^ siècle, YHistoire de la Révolution, du Consulat et de l'Empire. « Lacretelle, dit Chateaubriand, a tracé l'histoire de nos jours avec raison, clarté, énergie. Il a pris le noble parti de la verlu contre le crime; il déteste de la révolution tout ce qui n'est pas la liberté. »

Napoléon Bonaparte (1769-1821), né à Ajaccio, a créé l'éloquence militaire, dont il restera le modèle. Ses Proclamations à l'armée d'Italie, de Cherasco, de Potsdam, etc., renferment des traits d'éloquence dignes de l'antiquité. « 11 faut même en convenir, quand nous lisons dans les écrivains de l'antiquité les harangues des plus renommés capitaines, nous sommes tentés souvent de n'y admirer que le génie des historiens. Ici le doute est impossible, les monuments existent, l'histoire n'a plus qu'à les rassembler. » (J. Chémer.)

Paul-Louis Courier (1772-1825), né à Paris, ancien officier de l'Empire et adversaire acharné du gouvernement de la Restauration, auteur de pamphlets politiques : Pétition aux deux chambres, Pamphlet des pamphlets , elc, et de lettres, qui ne manquent ni d'esprit ni de grâce, mais où le travail se fait trop sentir.

Charles Nodier (1780-1844), né à Besançon, a beaucoup écrit dans tous les genres. Plusieurs de ses contes sont de gracieux chefs-d'œuvre, mais la plupart de &es romans ne méritent aucune

PRO v : I i il I M. StBB

de philologie el de critique lui i I an

parmi les èrudii .

Philippe de Séoi h 17so I «s7 : i . m' .1 l .-il «!<• 1 1

pire, fil la terrible campagne do Russie, qu'il a racool Histoire <l*' Napoléon et de la Grande \> II.'

irin.iii Roberi de Lami 1782-1854 , né à Sainl-Malo,

embrassa l'étal ecclésiastique, el publia, en 1817, ion / l'indifférence religieuse, Après ce chef-d'œuvre de Btyle et de logique, il lit paraître plusieurs autres ouvi lont la plu-

part Bont à l'index. Égaré par l'orgueil, Lamennais rompit b le pape ci se 1 èvol a contre l'J pour laquelle il a

d'abord Bi 1 usement combattu, et finit par tomber dans

le scepticisme religieux.

Prosper baron de Barantk (1782-1866 , né à Riom, l'auteur du Tableau de la littérature française au wiw su de VHistoire des ducs de Bourgogne (1824), de VHistoire de la I vention et de celle du Directoire.

En histoire, de Barante affecte d'imiter Froissart; il dépasse môme ce vieux chroniqueur par la vivacité du recit et par le coloris de l'expression. C'est le fondateur de Vécole descriptive, qui a pour devise : 1 Écrire pour raconter et non pour prouver.

Pierre- Antoine Berryer (1790-1868), né à Paris, célèbre avocat, Tune des gloires du barreau français. Ses plaidoyers et ses discours politiques Pont placé parmi les premiers orateurs de notre temps.

Abel-Fkanoois Ville m ain (1790-1870), né à Paris, professeur et critique éminent. 11 a publié : VHistoire de Cromwell, le Tableau de la littérature au xvme siècle 3 le Tableau de I"

littérature au moyen âge, l'Essai sur Piudare , les Etudes sur les Pères grecs , le Tableau de l'éloquence chrétienne

au ivc siècle, etc.

« Nous lui reprocherons bien, dit M. Bougeault, un peu de faiblesse pour l'esprit du xviir3 siècle, trop d'indulgence pour J.-J. Rousseau; mais, en général, on ne peut qu'admirer cette raison sagace, celte pénétration vive, ces grâces d'imagination, qui ont fait de lui le modèle des critiques. »

Victor Cousin (1792-18G7), né à Paris, a partagé, comme professeur, les triomphes de Guizot et de Villemain. Il se livra passionnément à l'étude de la philosophie, et devint le chef de Vécole éclectique ou du juste milieu : doctrine qui consiste à choisir dans les différents systèmes de philosophie ce qui paraît le plus conforme à la raison. Son œuvre principale est le Traité du vrai , du beau et du bien.

Son style rappelle celui des maîtres du xvne siècle; mais ses conclusions philosophiques sont indécises ou contradictoires : la raison seule, « toujours courte par quelque endroit1, » ne peut résoudre tous les problèmes; elle a besoin du secours de la révélation et de la foi.

Gustave de Ravignan ( 1795-1858), né à Bayonne, jésuite, prédicateur illustre, remplaça le P. Lacordaire à Notre-Dame de Paris. Outre ses Conférences, il a laissé encore : des Retraites, des Entretiens spirituels, Clément XIII et C lent eut XIV.

La parole à la fois grave, originale et puissante du P. de Ravignan avait surtout le don de convaincre. Il y a profit pour l'esprit, le cœur et la piété, à lire les ouvrages de cet éloquent et saint religieux.

François Mignet (1796-1^84) , né à Aix, publiciste et historien, fondateur du National (1830), en coopération avec MM. Thiers et Armand Carrel, auteur d'une Histoire (apologétique) de la Révolution française, d'une Histoire de Marie Stuart et d'une Étude sur Charles - Quint .

Amédée Thierry (1797-1873), frère d'Augustin Thierry, a laissé sur nos origines des ouvrages pleins d'érudition, notamment Y Histoire des Gaules et V Histoire d'Attila.

Jules Michelet (1798-1874), né à Paris, est l'auteur d'une Histoire de France en douze volumes, qui renferme de belles pages (entre autres, les chap. m et iv du liv. X, qui traitent de Jeanne d'Arc) et de déplorables erreurs; d'une Histoire de la Révolution française (1853), où il excuse tous les crimes de cette époque néfaste; d'un Précis d'histoire moderne et de romans où le dévergondage ne le cède ni à la haine religieuse ni à l'exaltation démocratique.

i Le mot est de Bossuet.

PROfl \ i i I i i:

« Comme historien, Michel et, dit M. Henry, n'eul d'abord que le défaut séduisant de tran I au lieu <lo les peindre arec l'exactitu I mais, incapable de réprimer le i parements d'une imagination si d'une sensibilité maladives, il Qnit pard< a OBurre

l'apparence «l'un dithyrambe ou d'un pamphl I 3on style

Bévreux, agité, qui Bemble dous donner la secou nerfs

toujours excités , n'est pas sans fatigue pour noui I . I

Olympe- Philippe Gerbbt 1798-1864 , née Polign'y [Jui évêque «I»1 Perpignan, auteur du Dogme gé\ r de la \

catholique, de ['Esquisse de Rome chrétienne, etc. — M est un maître de la langue française bu m\' siècle.

Saint-Marc GlRARDlN (1801-1873), ne à Paris, journalisl professeur de poésie française à la Sorbonne, a publié, entre autres ouvrages, le Cours de littérature dramatique et des études sur la Poésie chrétienne. Il s'est fait admirer dans l'étude comparée des classiques et des romantiques par la sûreté de son goût et la finesse de ses remarques.

Félix Dupanloup (1802-1878), né à Saint -Félix, en Savoie,

que d'Orléans, orateur illustre, écrivain fécond, polémiste

/du premier ordre. Son traité sur VÉducation, Y Oraison funèbre

de Lamoricière , les Panégyriques de Jeanne <VArc (18o5, 1869),

V Athéisme et le péril social, les Lettres sur Voltaire, sont les

plus estimées de ses œuvres.

L'abbé Jean-Marie Gorini (1803-1859), né à Bourg, a laissé

/ un ouvrage de haute critique historique, intitulé : Défense de

l'Église (4 vol.), où sont réfutées les erreurs des historiens

modernes : Guizot, Augustin et Amédée Thierry, Michelet,

Ampère, Quinet, Henri Martin, etc.

« M. l'abbé Gorini donne le meilleur modèle des vérifications et des rectifications qu'il conseille d'entreprendre. Sa marche est aussi loyale que sûre. Il cite d'abord tu extenso le passage où se trouve Terreur; il établit ensuite la vérité historique qu'il veut restituer; puis il démontre par une discussion calme, précise, nourrie de témoignages irrécusables, et qui n'élude ni ne laisse debout aucune objection. Son livre est aussi intéressant que vraiment instructif. On le lit avec une constante émotion de curiosité, de tristesse et de plaisir. » (L. Veuillot.)

PBfXIS Ii'niSTOIRE LITTÉRAIRE

Alexandre DuilAB (1803-1870] serait le plus fécond de nos romanciers modernes, b'î! était réellement l'auteur de tous l'écrits qu'il a signes, e Mais il tenait boutique de littérature : il avait sous lui des ouvriers anonymes dont il retouchait simplement les œuvres. » Le plus honteux pour lui, ce n'est pas d'avoir fait du mercantilisme à outrance, c'est d'avoir exploité toutes les calomnies, tous les scandales, tous les mauvais instincts, pour distraire et retenir ses lecteurs blasés. Voilà pourquoi les romans d'Alexandre Dumas sont tous plus ou moins dangereux pour l'esprit et pour le cœur1.

Charles-Augustin Sainte-Beuve (1804-1869), né à Boulognesur- Mer, critique habile, et Tun des champions de l'école romantique. Les Portraits littéraires et les Causeries du lundi sont les plus estimés de, ses écrits. Sainte-Beuve excelle dans la critique de détail; les vues d'ensemble ne sont pas son affaire. — On doit lui reprocher, avec sa partialité à l'égard des personnes, son manque de respect pour la morale et la religion.

Alexis Clérel de Tocqueville (1805-1859), né à Verneuil ( Seine-et-Oise). publiciste et homme politique. Au retour d'un voyage en Amérique, il publia: Du système pénitentiaire aux États-Unis (1832), la Démocratie en Amérique (1835), le Mémoire sur le paupérisme, etc.

l On est obligé d'en dire autant de ceux de Frédéric Souiié, d'Eugène Sue de Georges Sand, de Théophile Gautier, d^ Prosper Mérimée, de Victor Hugo, d'Octave Feuillet, d'Edmond About, de Paul de Kock, de Zola, etc.

A ceux qui recherchent les lectures amusantes et capables en même tomps d'agrandir l'esprit, de former le jugement et d'assurer la chasteté de la pensée, nous recommandons les ouvrages historiques, littéraires, scientifiques ou philosophiques , tombés de la plume éloquente des X. Marmier, Wisemao l Xavier de Maistre, Moigno (les Splendeurs de la foi), Montnlembert, Ozanam, Rohrbacher (Histoire de l'Église), Dupanloup, Laprade, H«« Violeau ( les Soirées de V ouvrier . les Pèlerinages en Bretagne) , Brizeux, Reboul, L. Veuillot, Pioger [la Vie après la mort), Aug. Nicolas (Études philosophiques sur le christianisme), Baunard [les Victimes du doute, les Triomphes de la vérité), Poujoulat, Gerbet, Bourassé [les Châteaux historiques de France), Léon Gautier (Lettres d'un catholique, la Chanson de Roland) , général Ambert (l'Héroïsme en soutane, Lourois , les Soldats français), Devoille ( Andréas , le Tour de France), Rastoul (la Révolution), P. Féval (les Merveilles du mont Saint -Michel), Silvio Pellico [Mes prisons), Eugénie de Gucrin (Journal, et lettres), Jean Grange (les Malheurs d'un bachelier), et d'une foule d'autres écrivains distingués qui ont bien mérité des lettres et de la religion en consacrant leurs talents à la défense du goût, de la morale et de la vérité.

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Frédéric Le Play (1806-1882), né à Riviôre-Saint-Sauveur, près de Ronfleur, sayanl ingénieur, économiste distingué, a parcouru toute l'Europe pour l*étudier au triple point do vue de l'ingénieur, de l'économiste et du moraliste. On lui doit de nombreuses études sur l'industrie et sur l'économie politique : Ouvriers européens, Réforme sociale, Organisation du travail. Organisation de I" famille, etc.

h C'est aux exemples du passé, œuvre de l'Église, et non aux utopies d'un avenir chimérique, que Le Play demande le salut de la sociélé. A mesure qu'il avance dans ses observations, il s'éloigne davantage des doctrines des diverses écoles socialistes et se rapproche insensiblement de la plénitude de la vie chrétienne. » (A. Rastoul.)

Désiré Nisard (1806-1888), né à Ghatillon-sur- Seine, s'est rendu célèbre comme professeur et comme critique. Ennemi déclaré du romantisme, il défend avec succès la gloire impérissable de l'école classique.

On doit à ce savant écrivain d'intéressants Souvenir* <!<• voyages, des Études sur les grands hommes de la Ren sauce; mas son œuvre capitale est V Histoire de la littérature française, en quafre volumes, « œuvre solide entre toutes, dit M. Henry, parce que les appréciations de l'écrivain y sont fondées à la fois sur des prircipes immuables, sur l'observation pénétrante du cœur humain et sur une connaissance approfondie des deux antiquités. » — g Nisard est le métaphysicien de la critique, le champion des saines doctrines. » (A. Bougeault.)

Jean Poujoulat (1808-1880), né à la Fare (Bouches-du-Bhône), historien et littérateur de mérite, a publié de nombreux ou-

vrapres : VHistoire des Croisades (en collaboration avec Michaud), Histoire de Jérusalem, Histoire de la Révolut\ française, Lettres sur Bossuet, le Cardinal Maury, Vie de Mu* Sibour, le Père de Ravignan, sa vie, ses a i< du

frère Philippe; Religion, histoire, poésie; Examen de la Vie de Jésus de M. Renan, etc.

Xavier Marmier (1809-1892), né à Pontarlier (Doubs), voyageur, philologue et littérateur distingué. Il a visité la plupart des contrées de l'Europe, l'Orient, l'Algérie, l'Amérique, et en a rapporté des Relations, des Souvenirs, les États-Unis et le Canada, Impressions et souvenirs d'un voyageur chrétien, etc., dont la lecture a autant de charme que d'utilité.

Henri Martin (1810-1883), auteur d'une Histoire de France dont le mérite littéraire est incontestable, mais que déparent les erreurs et les préjugés. — Pour Henri Martin, l'Église est une usurpatrice « étrangère au christianisme primitif, et hostile à toutes les idées du progrès ».

Le P. Félix (1810-1892), né à Bouchain (Nord), membre de la Compagnie de Jésus, célèbre prédicateur de Notre-Dame de Paris. Dans ses Conférences sur le progrès, il a étudié, avec une logique inflexible, les questions sociales les plus importantes.

Le comte de Falloux (1811-1886), né à Angers, publiciste et homme politique, a écrit VHistoire de Louis XVI, celle de saint Pie V ; Mme Swetchine, sa vie, ses œuvres, sa correspondance; la Vie d'Auguste Cochin, etc.

Armand de Pontmartin (1811-1890), né à Avignon, critique fin et d'un goût sûr. Ses éludes ont pour titres : Causeries liff<:raires, les Samedis et les Jeudis de M**e Charbonneau, et ses principaux romans : les Corbeaux du Gévaudan, la Filleule de Beaumarchais , le Radeau de la Méduse , elc.

Wallon (1812), né à Yalenciennes, écrivain consciencieux et homme politique, auteur d'une Histoire de V esclavage dans l'antiquité, d'une belle Histoire de Jeanne d'Arc, et d'une Histoire du tribunal révolutionnaire , qui « éclaire d'un jour tout nouveau cette période sanglante, dont les excès font toujours frémir le lecteur ». (A. Bougeault.)

Frédéric Ozanam (1813-1863). né à Milan, artiste, poète, phi-

PROfl 1TI i i

loiophe, l'un des fondateur! de la charitable dite de

Saint-Vincenl de Paul , pi ■ ir de littérature éti i la

Sorbonne. Il j toi souvent éloquent el toujo

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France, « il montre l'impuissance de la civilisation rom

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Civilisation au \" siècle complote l

Clàudh Bernard [1813 is> . n< & Saint- Julien , près de Villefrancbe (Rhône), célèbre physiologiste à qui noue dei de nombreuses découvertes BcientiÛques. II a publié / du Collège <!<■ France et «lu Muséum d'histoire naturelle, la Science expérimentale el V Introduction à l'étude de la nu cine expérimentale, •< livre magistral, écrit Bans emphase, — ce qu'on ne pourrait pas toujours dire des livres d'un Laplace (1749-1827), d'un Cuvier (1769-1832), d'un Arago (1788-185 — dans un style d'une simplicité qui va presque parfois jusqu'à la négligence, mais d'une aisance et d'une clarté admirables, i

(A Cahen.)

Louis Veuillot (1813-1883), né à Boynes (Loiret), est un des grands écrivains de ce siècle, et à coup sûr le premier des polémistes. Élevé sans principes religieux, il se convertit à Rome, pendant la semaine sainte de 1838, et se voua dès lors à la défense des intérêts catholiques. Nous lui devons, outre ses admirables articles publiés dans Y Univers : Rome et Lorctte , les Pèlerinages de Suisse, la Vie de Jésus, les Parfums de Rome, les Français en Algérie, etc.

« Le style des maîtres d'autrefois, a dit la Liberté, semble s'être transmis directement à l'incomparable écrivain, qui personnifie si noblement le bon sens, les sentiments élevés, les croyances de la vieille France. Amis ou ennemis sont d'accord pour reconnaître l'originalité, la puissance, l'éclat, la souplesse de ce talent tour à tour élégant ou comique, sublime et familier. Louis Veuillot, c'est tout à la fo:sBossuet, Molière et la Bruyère. Il monte souvent aussi haut que le premier, il amuse comme le second, il porlraiture comme le troisième. »

Louis-Edouard Pje (181 0-I88O), né à Pontgoin (Eure-et-Loir), cardinal et évêque de Poitiers. Ce prélat, illustre par la doctrine, par l'éloquence et par le talent d'écrire, a dénoncé les

erreurs contemporaines avec une grande autorité flans ses Instructions synodales, ses Mandements et ses Lettres pastoral

Charles-Emile Freppel (1827-1891), né à Obernai (Alsace), successivement professeur de philosophie à Técole des Carmes de Paris, professeur d'éloquence sacrée à la Sorbonne, évoque d'Angers, célèbre orateur et écrivain, auteur d'une belle réfutation de la Vie de Jésus de Renan, d'une étude historique intituK Révolution française, de sermons , Au panégyriques, de discours politiques, etc. « Rarement, depuis le commencement de ce siècle, la chaire chrétienne et la tribune française ont entendu une éloquence aussi ferme et une logique aussi irréfutable. »

Le P. Monsabré (1827), né à Paris, dominicain, célèbre conférencier de Notre-Dame. La doctrine de saint Thomas, appliquée aux temps modernes, fait le fond de ses brillants et solides discours.

GENRE EPIQUE

GENBE DRAMATIQUE

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