Précis d'Histoire romaine
Peu de mots suffisent pour rendre compte des principales modifications que cette troisième édition a reçues.
Pavais fait, dans mon premier travail, des concessions beaucoup trop larges aux idées de Niebuhr, pour tout ce qui concerne les cinq premiers siècles de Rome, et particulièrement l'époque des rois. En examinant à fond cette question dans mon commentaire sur Tite-Live, j'ai pu me convaincre que les doutes jetés sur l'authenticité des sources de cette hisr toire étaient beaucoup moins fondés que le critique allemand ne l'a prétendu. Reconnaître mon erreur, c'était prendre l'engagement de la réparer ; je l'ai fait. Le paragraphe! du cha» pitre II prouvera, je l'espère, que de bonne heure Rome * eu tous les éléments nécessaires pour rédiger ses annales ; et que par conséquent , si l'on fait la part du merveilleux que Ton rencontre à l'origine de tous les peuples, et si l'on admet certaines confusions de faits et de noms qu'il faut attribuer à l'orgueil des familles ou à l'aveuglement du patriotisme» le récit des historiens romains, rectifié quand il y a lieu par la critique , peut être admis comme au moins aussi véridique que nos premières chroniques ou celles des autres peuples de l'Europe.
J'ai aussi revu, avec soin le paragraphe du chapitre I consacré aux anciens peuples de l'Italie, et j'ai cru devoir changer en grande partie ce que j'avais dit des Étrusques sur la foi de Niebuhr qui en fait, de son autorité privée, des Rhétiens, sans doute pour donner occasion à ses successeurs de dire que les Allemands ont conquis l'Italie du nord longtemps avant les Gaulois, et placer ainsi dans les temps les plus reeulés la base, des droits que les empereurs germaniques ont si lopgtemps revendiqués sur un pays qu'encore aujourd'hui l'Autriche at-