HONGRIE
Eu d'autres termes, à la fiu de chaque auuée, mille Allemauds devieunent 1 014, mille Auglais deviennent 1 011 et mille Français deviennent i OOi ou même 999,5 {1907) ou 999,/ [i911).^i ces tranches de mille sont au nombre de 65 000 en Allemagne, et seulement de 39 000 chez nous.
Prenons une période de 10 ans, pour avoir des moyennes et neutraliser nos années de dépopulation véritable, Voici l'excédent annuel de naissances, par 1 000 habitants, pendant la décade 1900-1909.
Allemagne 14,5
Autriche-Hongrie 11,2
Angleterre 11,8
Italie 10,5
France 1,3
Tt.S
fie qui donne le schéma suivant (fig. 3) qui est Texpression de notre infériorité. La hauteur comparée des colonnes indique combien chaque année nous sommes écrasés par nos voisins.
3" Mouvements de la population par départements. — Le mal se montre encore plus profond, si nous étudions la situation suivant les départements. Les figures 4 et 5 montrent les résultats
Fig. 3. — Augmentation annuelle de la population par mille habitants(1900-1909).
— Échelle :0m.00ô, représente le gain d'un habitant par mille. — A, Allemagne ; B, Autriche- Hongrie ; C, Angleterre; D, Italie; E, France.
16 GENERALITES
de deux années : 1905, (jui esl une année moyenne, avec un excédent de naissances de 37 120, et 1911, qui est une mauvaise année, avec un déficit de 34 869.
En 1905, les 44 départements teintés se sont réellement dépeuplés. Sur les autres, 5 seulement, ceux soulignés, ont eu un excédent de naissances, de plus de 3 000, sur les décès (fig. 4).
En 1911, 64 départements (sur 86, soit 75 p. 100) se sont
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