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CHAPITRE XXXVIII

LA DÉSINFECTION

La désinfection qui était envisagée par la loi du 15 février 1902 comme l’unique mesure de prophylaxie à appliquer dans la lutte contre les maladies contagieuses1 n’est plus maintenant considérée que comme secondaire, constituant un complément de l’isolement.

Si, en effet, la désinfection vise à la destruction des germes pathogènes émanés du malade , pour empêcher leur diffusion , c’est surtout au cours de la maladie , dans les excreta et les sécréta qui leur servent de véhicules qu’on aura des chances de les atteindre et de les détruire, quand ils possèdent encore leur virulence et leur- pouvoir infectant. Mais sur les objets et dans les locaux, beaucoup disparaissent presque immédiatement (germe de la rougeole, méningocoques, etc.), les autres perdent rapidement leur virulence et même leur vitalité. La désinfection finale, c’est-à-dire celle des locaux, des meubles, après la guérison, le transport ou le décès du malade, apparaît donc inutile dans la plupart des cas et certains hygiénistes n’ont pas hésité à en demander la suppression totale (Ghagas, etc.)2. On a vu p. 580, les maladies qui, en France, depuis le 16 mai 1936, doivent faire l’objet de la désinfection en cours de maladie seulement, ou, en plus, de la désinfection finale.

1. Vers 1900, on attribuait à la contagion indirecte par l’intermédiaire des obj

et des locaux, le rôle principal dans la transmission des maladies contagieuses. On a vu page 573 que ce rôle est, en réalité, d’importance minime.

2. Voir A. Rochaix. La désinfection finale et la lutte contre les maladies contagieuses. Mouvement sanitaire, 30 septembre 1926 et La désinfection est-elle utile dans la lutte contre les maladies contagieuses. Journal de médecine de Lyon , 5 décembre 1932.

LA DÉSINFECTION

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