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INSTRUMENTS ET APPAREILS EMPLOYÉS POUR L’ANTISEPSIE ORSTÉTR ICALE

Injecteur. — Tout appareil destiné à faire des injections chez les accouchées doit remplir des conditions multiples : il doit être facile à nettoyer, solide, d’un prix peu élevé.

Il faut rejeter complètement Xirrigateur employé dans ce but; il n’a d’autre avantage que de se trouver presque dans toutes les maisons. Ses inconvénients sont multiples : il est difficile à nettoyer, à remplir, à manier; Peau de l’injection se perd en partie dans le tube de conduite, s’y refroidit, et souvent même s’écoule par l’une des nombreuses fuites qui existent généralement sur le tuyau ou au niveau des armatures.

Un simple entonnoir préalablement bien nettoyé, muni d’un tube de caoutchouc et d’une canule, est préférable.

C’est sur ce modèle d’ailleurs que sont construits la plupart des injecteurs actuellement en usage : l’eau s’en écoule parles seules lois de la pesanteur.

Les récipients en verre, de forme arrondie, sont généralement abandonnés parce qu’ils sont peu portatifs, fragiles; ils ont cependant l’avantage d’ètre très propres, faciles à nettoyer et de permettre de voir le niveau du liquide qui est contenu dans l’appareil.

Tarnier qui avait fait construire tout d’abord un récipient en verre

APPAREILS POUR INJECTIONS

ayant la forme d’un double bock q usage, se sert dans son service d’un nouvel appareil : c’est un cylindre de verre (fig. 109), à la partie inférieure duquel se trouve une tubulure sur laquelle s’adapte le tube de caoutchouc ; la partie supérieure est ouverte.

Ce récipient peut être contenu dans un support en fer, muni d’un crochet qui sert à le fixer aux barreaux du lit; les infirmières ont l’habitude de s’en servir sans ce support ; lorsque l’injection est faite, l’appareil est renversé, la tubulure en haut recouverte par le tube de caoutchouc.

Cet appareil, qui est bon marché, peut être utilisé dans une Maternité

Fig-. 110. — Injecteur vaginal pouvant se fermer.

clientèle privée que les appareils en

PRÉCIS D’OBSTÉTRIQÜE.

i a été pendant un certain temps en

109. — Réservoir en verre pour inj ections (modèle de Tarnier).

il est moins pratique dans la

tôle émaillée. Pinard en a fait

DE L’ANTISEPSIE OBSTÉTRICALE.

construire un modèle qui est parfait : il consiste en un réservoir cylindrique, en tôle émaillée, d’une contenance de 2 ou 4 litres; à sa partie

inférieure se trouve un ajutage sur lequel on adapte un tube en caoutchouc de petites dimensions. Ce laveur peut être tenu à la main à l’aide de la poignée ou accroché au mur au moyen d’un anneau qui se trouve au pourtour de sa circonférence. U n’est pas attaqué par les substances antiseptiques; il est facile à nettoyer et dure longtemps. La femme peut avec cet appareil prendre seule une inicc-

Fig. 112. — Injecteur en tôle émaillée (modèle Pinard). . ,

tion, tout en étant dans le décubitus horizontal.

Les appareils en faïence vernissée sont peu employés parce qu’ils sont lourds.

C’est un appareil semblable au modèle Pinard que Mathieu construit en métal nickelé (fig. 111); un autre appareil de Collin (fig. 110) a l’avantage de pouvoir être fermé : en outre il est facile de voir quel est le niveau du liquide dans l’appareil en regardant la hauteur du liquide sur un tube de verre placé le long de l’appareil.

Les appareils en caoutchouc ont l’avantage de pouvoir être roulés, de tenir peu de place, et servent surtout au médecin appelé auprès d’une femme qui n’a pas d’injecteur. Il est utile que le médecin, surtout à la campagne, ait toujours dans sa trousse un de ces appareils. Les modèles (‘n sont nombreux; nous n’en signalerons que trois :

1° L’un, appelé vide-bouteilles (fig. 1 15), peut s’adapter aune bouteille en verre bien nettoyée à l'avance. C’est un tube d’écoulement en caoutchouc dont une extrémité est disposée de manière à s’adapter presque hermétiquement sur le goulot d’une bouteille qui devient le réservoir de l’appareil.

A son autre extrémité s’adapte la canule vaginale. Le vide-bouteilles peut être tenu à la main ou fixé grâce à un système de suspension indépendant. Il fonctionne automatiquement; la force de propulsion du liquide est réglée et constante pendant la durée de l’injection. Cet appareil est portatif : enveloppé dans une boîte composée de deux couvercles en métal

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qui s’adaptent, il peut être mis en poche. — Budin a perfectionné cet appareil en mettant dans le bouchon qui s’adapte à la bouteille deux tubes parallèles, l’un pour le passage de l’air qui pénètre dans la bouteille, l’autre pour l’écoulement de l’eau.

2° Un autre appareil consiste dans un long tube de caoutchouc formant siphon : à l’une des extrémités se trouve un plomb perforé qui sert à le maintenir dans un récipient quelconque (cuvette, pot à eau, carafe à large ouverture) ; sur ce tube se trouve un U en caoutchouc durci, mobile, et qui s’accroche au bord du récipient choisi; l’inconvénient de cet appareil est qu’il a besoin d’être amorcé et que d’autre part il ne peut dapter qu’à des vases à large tubulure.

Il est un appareil qui remédie à l’un de ces inconvénients : c’est un tube de caoutchouc assez résistant; un renflement en forme de poire qui se trouve en son milieu permet de l’amorcer facilement.

5° Un autre appareil très pratique (fig. 114) consiste en une poche de caoutchouc d’une contenance de 2 litres; l’une des extrémités, arrondie, munie d’un cercle rigide, sert à introduire le liquide et peut ctre fixée 5 un clou à l’aide d’une ficelle; par l’autre extrémité le liquide s’écoule 5 l’aide d’un long tube de caoutchouc, à l’extrémité duquel on adapte une des canules qui se trouvent représentées à droite de la figure 1 1 4 ; il ne faut pas se servir de la seconde, celle qui est recourbée.

Tube de conduite de l’injecteur- — Quel que soit l’injecteur employé ou mieux le récipient qui contienne le liquide antiseptique, le tube qui sert à conduire le liquide à la canule est presque toujours en caoutchouc.

Peu importe que ce tube soit noir ou blanc; mais il est nécessaire que le calibre en soit proportionné à celui de la tubulure et de la canule, qu’il soit suffisamment résistant pour ne pas se. laisser couder; il importe surtout qu’il s’adapte très exactement par ses extrémités à l’injecteur d’un côté et à la canule de l’autre; sans quoi des bulles d’air pénètrent au niveau des ajutages, se mêlent au liquide de U injection et pénètrent dans les organes génitaux.

Fi^. 113. — Vide-bouteilles (modèle Galante).

DE L’ANTISEPSIE OBSTÉTRICALE,

Nombre de ces tuyaux sont munis de robinets qui servent à graduer l’écoulement du liquide; leur présence nous paraît plus incommode qu’avantageuse. Pour que ce tube de caoutchouc soit réellement propre et aseptique, il faut qu’il trempe en permanence dans un liquide antiseptique.

Canules vaginales. — Presque tous les accoucheurs ont actuellement abandonné l’usage des canules en caoutchouc durci, en gomme ou même en métal, pour ne se servir que de canules en verre. Les canules en caoutchouc se nettoient difficilement, sont parfois trop flexibles et s’altèrent assez rapidement lorsqu’elles restent en permanence dans un liquide.

Les canules en verre sont plus propres, se nettoient facilement, et coûtent bon marché; elles ne se cassent point dans le vagin, à moins d’être déjà fêlées.

Une bonne canule en verre doit être droite ainsi que l’axe du vagin, renflée à ses deux extrémités, surtout à l’extrémité qui pénètre dans le vagin ; cette dernière présente plusieurs orifices, l’un situé à son extrémité terminale, les autres disséminés sur cette extrémité renflée, lorsque le vagin est le siège d’une inflammation assez intense, il est bon d’employer une canule (fig. 115) entourée d’une soi te de spéculum

qui maintient

écartées les parois du vagin et permet de les irriguer fortement.

Fig. 114. — Appareil en caoutchouc pour les injections.

A droite de la figure sont dessinés différents modèles de canules ; celle du milieu, qui est droite et en verre, doit seule être employée.

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