DE 1/ AUTO-INTOXICATION GRAVIDIQUE
mais elle est soumise à des règles particulières : s’abstenir quand on peut le faire; intervenir quand il y a urgence.
Le choix du moment opportun, du procédé, de l’opération palliative ou radicale est ici, plus que partout ailleurs, d’une importance extrême. Il faut :
A. Opérer d’urgence les affections qui mettent immédiatement en danger la vie de la mère, et contre lesquelles la thérapeutique serait insuffisante.
B. Opérer aussi les affections qui, sans compromettre immédiatement l’existence, la menacent par leurs progrès et tendent à devenir incurables par leur extension.
C. Opérer encore les affections qui, sans troubler la grossesse et sans être aggravées par elle, deviennent, au terme de cette dernière, causes de dystocie. On pourra, dans ces cas, agir à l’avance ou au moment de l’accouchement sur la mère ou sur le germe, dont on provoquera l’expulsion prématurée.
D. S’abstenir dans les affections que le gravidisme n’influence pas et qui ne compromettent qu’indirectement la grossesse et la parturition.
E. S’abstenir absolument de toute opération pour des affections ne compromettant que la forme ou le fonctionnement d’organes secondaires ou susceptibles de guérir spontanément après la délivrance.
F. Éviter, autant que possible, toute opération pendant l’état puerpéral. En cas de danger, agir plutôt pendant la grossesse, et dans le cas contraire ajourner l’intervention à une époque suffisamment éloignée (deux à quatre mois de l’accouchement) .
Il faut enfin se rappeler que chez la femme enceinte toute plaie doit être pansée avec un soin tout particulier, afin d’éviter les complications qui se montrent plus facilement chez la femme enceinte qu’en dehors de la gravidité.