DÉVELOPPEMENT DU BLASTODERME
céphalique où se développera la tête; l’autre, allongée, mince, extrémité
l’œuf et d’un feuillet interne qui ne tapisse la tache embryonnaire {Te) on voit un amas
qu’une partie du feuillet externe : l’adosse- de cellules qui constituent le feuillet moyen,
ment des deux feuillets constitue la tache embryonnaire {Te).
caudale qui sert au développement des parties inférieures du tronc.
Fig. 46. — Coupe d’un œuf en voie de développement.
Ap , Area pellucida. Ae, Aire embryonnaire. Lp, Ligne primitive. Bl , Blastoderme. Mv, Membrane
vitelline. V, Villosités.
De chaque côté du sillon médullaire se trouvent deux élévations, les
GROSSESSE OU GESTATION
lames latérales, qui serviront au développement des viscères thoraciques et abdominaux.
La tache embryonnaire ainsi constituée se recourbe en forme de nacelle de telle sorte que ses deux extrémités, céphalique et caudale, convergent Lune vers l’autre ainsi que les replis latéraux ; toutes ces parties ont tendance à s’unir vers la ligne médiane, sauf au niveau de l’endroit qui deviendra l’ombilic.
Pendant ce temps, il s’est passé des phénomènes importants du côté du blastoderme : en avant du sillon médullaire, dans le feuillet moyen, il s’est développé un cordon arrondi, c’est la corde dorsale ou notocorde qui se trouvera enveloppée plus tard dans un repli du feuillet externe. De chaque côté de la notocorde, le feuillet moyen se dédouble en deux lames (fîg. 47) : l’une qui s’accole au feuillet externe pour constituer ensemble la somatopleure (coji-a, corps, 7;Xsupcv, côté), l’autre qui double le feuillet interne pour constituer la splanchnopleure (orcXajrvov, viscère, 7:Xeupov, côté). La fente ou cavité de clivage qui résulte du dédoublement du feuillet moyen porte le nom de cavité pleur o-péritoné ale ou cœlome interne ; elle se prolonge de chaque côté dans la partie extraembryonnaire sous le nom de cœlome externe (fig. 48, Cœ).
Pendant que l’ovule fécondé parvient à travers la trompe dans l’utérus et qu'il subit les modifications que nous avons étudiées, il n’est guère enveloppé que d'une membrane vitelline à la surface de laquelle se développent de petites villosités : c’est le premier chorion.
« Cette enveloppe laisse passer par endosmose et imbibition les liquides albumineux qui baignent le canal de la trompe et la cavité de l'utérus. Quand le blastoderme est constitué, les rapports entre la mère et l’embryon vont s’établir d’une façon plus régulière, par la formation de nouvelles enveloppes et d’un placenta ; mais à ce moment de transition il s’établit, temporairement chez l’homme, d’une façon plus durable chez les ovipares, un mode de nutrition qui a pour source et pour organe la vésicule ombilicale', enfin le corps de l’embryon, en se développant, s’enveloppe dans une poche protectrice, l’amnios, dont le contenu liquide le met à l’abri des brusques compressions. L’étude successive de la vésicule ombilicale et de l’amnios nous permettra donc de comprendre comment se forment les enveloppes définitives de l’embryon et son organe définitif d’échange avec le milieu ambiant, le placenta, qui sert à la nutrition et à la respiration. » (M. Duval.)
Lorsque la partie embryonnaire se développe et s’incurve, la vésicule blastodermique s’allonge et se rétrécit de telle sorte qu’on lui distingue deux parties : l’une embryonnaire, l’autre extra-embryonnaire, plus