DURÉE DE LA PÉRIODE D’EXPULSION
encore cartilagineuse » ; Peu, Dionis, Puzos, Mme Le Boursier du Coudray, signalent tous la résistance du. coccyx comme la principale cause du retard dans l’expulsion du foetus. Pour Capuron, l’obstacle vient plutôt du col utérin qui se dilate plus lentement.
De La Motte, rappelant les observations de femmes âgées de plus de quarante ans et qui ont accouché très normalement, met en doute l’influence de l’âge sur la marche de l’accouchement ; c’est aussi l’avis de Rœderer et surtout de Mme Lachapelle; qui dit : « Sans doute, on voit le travail lent et pénible chez une femme âgée et qui n’a pas eu d’enfants; mais n’en est-il pas de même des plus jeunes? La proportion, j’ose l’assurer, est parfaitement égale. Si 4 sur 10 ont, parmi les jeunes primipares, un accouchement facile, 4 sur 10, parmi les plus âgées, accouchent avec promptitude et facilité » (Pratique des accouchements , 1er mémoire, p. 50).
De nombreux travaux statistiques ont été publiés depuis quelques années sur ce sujet : l’un des plus récents est celui de Dubé fait dans le service de Pinard et basé sur 578 observations de primipares ayant dépassé 50 ans et accouchant de foetus pesant au moins 2500 grammes; en comparant ces accouchements à ceux de 578 primipares de moins de 20 ans et de 578 primipares de 20 à 50 ans, Dubé arrive aux moyennes suivantes :
Primipares jeunes l Durée totale du travail 13 li. 5
(au-dessous de 20 ans). ( — de l’expulsion 1 15
Primipares d'âge moyen ( — totale du travail 13 28
(20 à 30 ansg , \ — de l’expulsion » 59
Primipares âgées ( — totale du travail 13 19
(au-dessus de 30 ans). ^ — de l’expulsion 1 10
Ces chiffres confirment pleinement les idées de Mme Lachapelle ; Oui fait remarquer qu’ils sont un peu sujets à la critique, car ils ne s’appuient que sur les accouchements spontanés, alors qu’ils devraient surtout comprendre les cas dans lesquels on a dû terminer l’accouchement par défaut de progression de la tête fœtale. Cette statistique montre en outre que c’est chez les primipares âgées que l’on voit le plus grand nombre d’accouchements très longs.
A côté des primipares âgées, il faut placer au point de vue de la lenteur du travail les femmes qui sont restées pendant plusieurs années après une première grossesse sans redevenir enceintes et qui retombent ainsi « dans les conditions de la primiparité ». (Pinard.)
L hérédité a une certaine influence sur la durée du travail : dans certaines lamilles, l’accouchement est particulièrement long, laborieux; dans d’autres, c’est un acte physiologique qui s’exécute avec facilité et célérité.
Le rôle de la race est plus difficile à apprécier; d’une manière générale, plus la femme est civilisée, moins elle accouche rapidement; de nombreuses raisons (système musculaire moins développé, bassin moins ample, fœtus dont le crâne est volumineux) peuvent être invoquées en faveur de ce fait d’observation. Il est certain que, d’une manière générale, les accouchements