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MALADIES CHRONIQUES

currente. On sait, en effet, combien cette affection est variée dans ses manifestations non seulement suivant les épidémies, mais encore pendant la même épidémie où l’on peut observer des formes très diverses. Sans parler des descriptions qui nous ont été données par les auteurs du xvie et du xvne siècle, résumons les observations faites sur cette maladie parGottscbalk, R. Muller, Labadie-La grave, Vinay, Bar et Boullé (Soc. obstétr. de France , avril 1898).

Dans la pluralité des cas chez les femmes enceintes atteintes d’influenza, la grossesse continue sans incident particulier, mais ces femmes sont exposées à l’expulsion prématurée par suite des quintes de toux, de l’hyperthermie et de l’hémorragie résultant de la congestion de l’endomètre. On a constaté, en effet, qu’en dehors de la grossesse les hémorragies utérines peuvent survenir au cours de l’influenza : le retour des règles a été ainsi observé chez des femmes aménorrhéiques (Beirmer). Dans une épidémie observée par Vinay, sur 22 femmes enceintes atteintes de grippe, il y eut 7 fois accouchement prématuré.

Bar et Boullé n’ont pas observé de métrorragies ni une action abortive manifeste chez les femmes atteintes de grippe. L’accouchement a été seulement hâté chez des femmes arrivées au dernier mois de la grossesse et présentant des accidents sérieux de grippe.

Il — MALADIES CHRONIQUES

Intoxication saturnine. — Constantin Paul a signalé le premier l’influence néfaste du saturnisme sur le fœtus : il a montré que cette influence était d’autant plus nette que l’intoxication était plus accusée et qu’elle existait chez le père et la mère.

Les observations qui démontrent l’influence maternelle peuvent être réparties en plusieurs séries : tantôt elles ont trait à des femmes atteintes d’accidents saturnins plus ou moins sérieux et dont les grossesses n’ont pas eu une issue favorable (avortement, accouchement prématuré, enfants mortnés, etc.) ; tantôt il s’agit de femmes ayant eu des accouchements normaux avant de s’exposer à l’influence du plomb, et qui depuis ont eu des fausses couches ou des enfants mort-nés; il est enfin des femmes qui, selon qu’elles cessent leur dangereux travail ou qu’elles le reprennent, voient leurs grossesses suivre alternativement un cours normal ou être interrompues.

Balland(1) a cherché par l’expérimentation et par l’observation clinique à déterminer quelle était Y influence du saturnisme de la mère sur la marche de la grossesse , sur le produit de la conception et sur V allaitement. 11 a intoxiqué par injections hypodermiques et par ingestion dix cobayes pleines qui ont donné : 5 avortements, 1 mort, 2 mises à bas normales, 2 morts par infection. Les petits nés vivants étaient nés chétifs, ayant un poids au-dessous de la moyenne. Les observations cliniques ont montré la fréquence des

(b Balland, Thèse de Paris, 1896.

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