DE L’ŒUF A TERME
ment par une de leurs extrémités ( crampons ) ; 2° de branches latérales qui se ramifient à leur tour, dont quelques-unes se fixent au tissu de la caduque et dont les autres se terminent librement dans les espaces où circule le sang maternel (prolongements divers). Chaque villosité est recouverte d’un épithélium peu épais (Kôlliker, Langhans, Léopold).
Dans chaque villosité choriale (fig. 51) se trouve une branche d’une artère ombilicale qui s’y ramifie en capillaires superficiels sous-jacents à la couche épithéliale; le sang est recueilli par des veinules qui se réunissent dans le tronc de la villosité en une veine principale. Le système vasculaire des villosités fœtales est donc complètement fermé : il ne peut y avoir , comme on l’admettait autrefois, mélange du sang fœtal avec le sang maternel ; mais en raison de la situation superficielle des vaisseaux fœtaux dans les villosités, et de leur voisinage avec les vaisseaux maternels, les phénomènes d’osmose liquide et gazeuse sont des plus faciles.
Tissu inter-annexiel. — Entre le chorion et l’amnios, c’est-à-dire dans le cœlome externe dans lequel nous avons vu pénétrer et s’épanouir l’allantoïde, il existe au début un liquide albumineux, épais, qui peu à peu prend l’aspect du tissu muqueux. C’est ce tissu qui porte les noms de corps réticulé , magma réticulé , corps vitriforme (Velpeau), tissu interannexiel (Dastre). A mesure que l’œuf grandit et se développe, cette couche s’amincit et finit par constituer la membrane intermédiaire de Bischoff.