‹ Précis d'obstétriqueChapitre 500 sur 692 · DESCRIPTION DU FORCEPS DE TARNIER · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DU FORCEPS DE TARNIER

une branche de l’instrument : par suite de l’entre-croisement des branches, le manche de la branche gauche se trouve à droite de la ligne médiane, et tout à la portée de votre main gauche ; le manche de la branche droite se trouve à gauche de la ligne médiane, à la portée de votre main droite. C’est en saisissant ainsi chaque branche de l’instrument, manche de la branche gauche, tenu dans la main gauche, manche de la branche droite tenu dans la main droite, que vous devez toujours manœuvrer, soit pour introduire l’instrument, soit pour l’articuler. Nous retiendrons cette première des règles générales de l’application du forceps (p. 1094).

Description du forceps de Tarnier. — Le forceps de Tarnier se compose comme le forceps de Levret de deux branches : l’une gauche, à pivot, l’autre droite, à encoche ou à mortaise se croisant et s’articulant, mais en un point plus rapproché des manches que des cuillers. Voyons en quoi cuillers

Fig. 459. — Forceps de Tarnier articulé et muni de son tracteur.

et manches diffèrent de ceux du forceps de Levret et quelles sont les pièces complémentaires.

Le forceps de Tarnier se compose de deux pièces distinctes : A, un appareil àe préhension; B, un appareil de traction.

A. Appareil de préhension. — Les cuillers du forceps de Tarnier (fig. 459) sont fenêtrées ; elles présentent une longueur moindre que celles du forceps de Levret et une courbure pelvienne à courbe moins prononcée.

Les manches sont courts ; ils sont en métal et arrondis ; les crochets sont également arrondis, mousses, assez volumineux, ils ne peuvent servir comme crochets mousses. Sur la face supérieure de la branche gauche se trouve une vis, mobile, et munie d’un écrou à ailette; lorsque le forceps est articulé, cette vis se rabat sur la partie correspondante du manche droit qui est munie d’une chape pour recevoir la vis. Enserrant l’écrou sur la vis, on rapproche les deux manches et par suite les cuillers l’une de l’autre. Cette vis s’appelle vis de pression , ce qui la distingue de la vis articulaire du pivot à laquelle on donne encore le nom de vis de préhension.

Un peu au-dessous de l’œillet inférieur de chaque cuiller, sur son pédicule, se trouve foré un trou arrondi qui sert à fixer une tige de traction : cette tige se termine à l’une de ses extrémités par un bouton arrondi qui

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