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DE L’HERMAPHRODISME

disme vrai, et, après avoir discuté les principales observations publiées, il conclut (*) : « En somme, il n’existe pas actuellement un seul exemple avéré d’hermaphrodisme vrai bilatéral, de coexistence des ovaires et des testicules chez l’homme des deux côtés. Cette anomalie ne semble toutefois pas impossible, a priori. Cette disposition est fréquente chez les Poissons et les Batraciens, elle constitue même la règle chez le crapaud, mais elle paraît très rare chez les Vertébrés supérieurs. »

L’ apparence d'un double sexe chez certains sujets résulte le plus habituellement de malformations des organes génitaux qu’on observe chez l'homme à la suite d’un arrêt de développement ; quelquefois, au contraire, cette apparence est due à ce développement excessif de certains organes chez la femme. « La grande majorité des pseudo-hermaphrodites qui out été décrits et figurés étaient des hommes hypospades. Le critérium pour la détermination du sexe, dans ces cas complexes, est fourni par la présence ou l’absence des testicules ou des ovaires ; et ce qui crée la principale difficulté dans certaines circonstances, sur le vivant, c’est l’impossibilité de savoir quelle est la nature de la glande génitale, placée dans les canaux inguinaux ou cachée dans le ventre. » (Pozzi.)

Le pseudo-hermaphrodisme comprend donc les sujets qui ont quelques particularités de l’un des deux sexes avec les glandes séminales de l’autre sexe. Pozzi, à qui nous empruntons la plupart de ces détails, divise, au point de vue pratique, les sujets atteints de pseudo-hermaphrodisme en deux classes : A. les gynandroïdes et B. les androgynoïdes , suivant que l’individu appartient au sexe féminin ou au sexe masculin.

A. Gynandroïdes. — Ces sujets ont un utérus plus ou moins rudimentaire et des ovaires qui peuvent présenter des anomalies. Ce sont donc des femmes, mais qui peuvent se rapprocher du type masculin de deux manières diflér ente s :

1° Elles n’ont pas de mamelles ou plutôt la région mammaire est conformée comme celle de l’homme, d’oü le nom de gynandroïdes andromastes. Elles ont, en outre, un aspect général masculin (développement du système pileux, raucité de la voix); on peut constater diverses malformations des organes génitaux externes et même l'occlusion de la vulve et l’absence du vagin.

2° Chez d’autres gynandroïdes, il y a développement exagéré du clitoris (gynandroïdes phalloïdes). Parfois il y a soudure des grandes et des petites lèvres, masquant l’orifice vaginal et simulant le scrotum. La ressemblance avec le type masculin est quelquefois plus marquée lorsqu’il existe un ovaire hernié au niveau de la grande lèvre ou au voisinage de l’anus.

B. Androgynoïdes. — Pozzi les divise en :

1° Androgynoïdes gynécoMastes. — La verge est peu développée. II y a monorchidie ou cryptorchidie; mais ce qui domine, c’est le développement des mamelles comme chez une femme.

(*) Traité de gynécologie , 5e éd.. Masson et Cie, éd . , 1897, p. 1207. Lire dans ce traité tout ce qui a trait au développement et aux malformations des organes génitaux. Livre XVI, p. 1172.

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