Tome V. Fig
que soulève l’étude de l’homme; elle éloigne le médecin des changeantes données de l’empirisme et lui apprend à réfléchir sur les phénomènes qu’il observe, à discuter et à comprendre les interventions qu’il doit faire.
Pour être véritablement utile, la pathologie expérimentale doit constamment s’efforcer de réunir et de synthétiser les données de la clinique et de l’expérimentation. C’est dans cet esprit qu’est conçu l’enseignement du professeur Bouchard; c’est dans cet esprit qu’a été écrit le livre dont il dirige la publication. Si tous les collaborateurs ont conservé leur indépendance, tous cependant ont suivi la même idée directrice qui assure à l’œuvre son unité.
Le plan adopté est d’ailleurs fort simple. Il consiste à rechercher par quel mécanisme agissent les causes pathogènes, par quels procédés l’organisme répond à l’attaque, par quels moyens le médecin peut apprécier à leur juste valeur les troubles morbides, les rattacher à leur cause et modifier leur évolution.
C’est la première fois, croyons-nous, qu’une pléiade de savants s’est groupée autour d’un maître illustre pour élever un pareil monument à l’étude de la pathologie générale. L’intérêt qu’a soulevé cet ouvrage dans le monde scientifique étranger montre que nulle part n’existait l’équivalent d’une telle œuvre, et dès à présent deux traductions, Tune en italien, l’autre en espagnol, ont été publiées.