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INTRODUCTION DE LA CUILLER POSTÉRIEURE

aussi l’annulaire et le petit doigt tenus en réserve du côté du médius.

Ainsi, voilà le dos de votre main, ou plus exactement le deuxième espace intermétacarpien et l’intervalle digital qui y fait suite, couché sur le guide métallique.

La cuiller du préhenseur sera maintenue dans la voie absolument directe et médiane qui doit la conduire du creux de la paume dans le creux du guide métallique et ensuite plus haut, sera maintenue, dis-je, d’un côté par le pouce resté au dehors et le bout de l’index profondément introduit, de l’autre par le petit doigt, l’annulaire et l’extrémité du médius qui font la haie dans le vagin.

Introduisez la cuiller postérieure du préhenseur sur la paume de votre main-guide ainsi disposée, poussez-en le bec jusque dans l’intervalle de l’index et du médius qui, de leur genou dorsal, étreignent les bords

du guide métallique, vous sentirez bientôt le fer toucher le fer, la cuiller du préhenseur s’embarquer dans les flancs du guideredresseur (fig. 502).

Pour établir et maintenir le contact fer contre fer (fig.

503), pour monter droit de poupe en proue sans chavirer, veillez à ce que guide métallique, mainguide, manche de la cuiller, se tiennent superposés dans le plan médian; en abaissant peu à peu le manche du préhenseur, comme il convient, ne le laissez pas s’éloigner du sous-pubis; tenez-le ferme, dès le commencement, à pleine main, comme un poignard, le pouce à cheval sur le bout, entre les crochets.

Une fois que la cuiller a pris voie sur son guide, grâce à la collaboration des deux mains, ne craignez pas, pour l’obliger à monter, d’appuyer le menton et de peser avec la tète, sur la main qui en tient le manche. Le guide métallique protège l’utérus; c’est sur ce guide que frottent le bec et le cadre de la cuiller, nullement sur la tête du fœtus, pourvu que, malgré l’abaissement progressif des crochets nécessaire à la pénétratiogy vous mainteniez attentivement et constamment le manche au contact du sous-pubis.

A l’extérieur, vous voyez si vous restez et si l’aide reste bien correct. A l’intérieur, vous sentez ce qui se passe, du bout des doigts. Aussitôt que la bosse pariétale est dépassée, l’ascension du bec se fait avec une facilité e.xtrême, pourvu que l’on maintienne le manche sous V arcuatum.

construit, est une espèce de bateau dont Ici extrémités sont beaucoup plus plaies que le milieu. Quand ta cuiller arrive à ce milieu qui correspond nu siège des difficultés, elle est si bien tenue qu’un déraillement semble impossible. Un œuf, pour ne pus branler dans son coquetier, n’en doit toucher que le bord. De même j'ai voulu que les jumelles de la cuiller, au lieu d'appliquer leurs surfaces convexes aux surfaces concaves du guide, ne prissent contact et ne glissassent que sur les bords extérieurs de celles-ci.

INTnODüCTION DE LA CUILLER ANTÉRIEURE.

Quand votre main-guide vous aura dit que la cuiller du préhenseur a pénétré sur toute sa longueur, vous placerez cette main à l’abri, de champ, sous l’occiput, à côté du manche du guide-redresseur, pour que l’aide puisse l’enlever en tirant et relevant la queue qu’il tient en main.

La cuiller postérieure du préhenseur que vous venez d’introduire et que vous avez encore en main, peut alors être abandonnée. Elle tient toute seule; ses crochets sont horizontaux; son manche, comme un beaupré sous le méat urinaire, laisse libre au-dessous de lui toute la capacité vaginale où votre main, qui attendait sur le côté, se remet en supination (fig. 504). Il faut, en effet, qu’elle rentre dans l’utérus pour guider à son tour la cuiller antérieure, la cuiller articulée.

Comme s’il s’agissait du forceps, c’est en arrière et sur le côté, devant l’articulation sacro-iliaque correspondant au front, que va se faire l’introduction : c’est donc là que la main-guide doit se placer, pour y attendre la seconde cuiller que vous allez introduire par-dessous la première.

V. Introduction et placement de la cuiller antérieure. — Ayant saisi par le plat, entre les doigts placés dessous et le pouce dessus, le manche de la cuiller à charnière, mise en ligne droite, couchez le tout obliquement sur votre avant-bras et votre main-guide qui sont obliques (fig. 504).

Poussez dans cette direction jusqu’à ce que le bec ait dépassé le bout de vos doigts, jusqu’à ce que la charnière soit dans l'orifice vulvo-vaginal, sous l’urèthre.

Cette cuiller ainsi introduite en position oblique postérieure, il faut Vamener en position transversale et en même temps la faire monter, car elle n’atteint pas encore la bosse frontale que son bec doit dépasser.

Pour faire monter la cuiller, il n’y a qu’à pousser.

Pour l’amener en position transversale directe, il faut Vorienter pour le front et la transporter d’arrière en avant sur le milieu du front.

On l’orientera toujours facilement, puisqu’il suffit de tordre jusqu’à ce que les crochets soient dans un plan sagittal. Il est moins commode de l’amener juste sur la suture interfrontale, entre les deux bosses frontales, par-dessus la postérieure qu’elle doit contourner : le bassin est rétréci, la tête repoussée en avant déborde les pubis.

La collaboration des deux mains est utile et précieuse : l'extérieure abaisse le manche et l’appuie tant qu’elle peut sur le périnée ; elle le tord aussi au léger degré convenable ; auparavant elle l’a poussé pour faire monter la charnière à la hauteur du milieu du pubis; l'intérieure qui, après l’introduction, s’est mise à l’écart, de champ, dans son côté réservé, le côté de l’occiput, accroche du bout de l’index la naissance de la cuiller et chasse celle-ci en avant (fig. 505).

C’est la main intérieure qui renseigne le mieux sur la hauteur à laquelle se trouve l’articulation que l’on ne doit pas voir, cachée qu’elle doit être dans le vagin, à peu près au niveau du pôle céphalique descendant, c’est-àdire au niveau du milieu des pubis, du bord inférieur de leur branche horizontale.

Lorsque la cuiller, orientée en position latérale pure, embrasse bien la

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