‹ Précis d'obstétriqueChapitre 660 sur 713 · D. CONJONCTIVITES A FAUSSES MEMBRANES ET DIPHTÉRIE OCULAIRE · texte numérisé non relu

D. CONJONCTIVITES A FAUSSES MEMBRANES ET DIPHTÉRIE OCULAIRE

Ces conjonctivites sont encore à l’étude aussi bien au point de vue clinique qu’au point de vue bactériologique ; malgré tout l’intérêt qu’elles présentent pour l’accoucheur, nous ne pouvons que résumer les données actuelles sur cette question. 11 existe deux grandes variétés de conjonctivites :

a. La conj onc^iv2^e pseudo-inem/jraneuse, décritepar Bouisson (1846), Chassaignac, et qui ressemble à une conjonctivite catarrhale peu intense; elle en diffère en ce que la muqueuse palpébrale est doublée, au niveau des culsde-sac d’une membrane mince, non adhérente, semblable à du blanc d’œuf cuit. C’est un épiphénomène de la maladie, dont les suites sont habituellement bénignes.

b. L’ophtalmie diphtéritique proprement dite, qui est caractérisée par une infdtration profonde de la muqueuse conjonctivale; elle est épaisse, lardacée, elle a perdu toute vitalité, elle a une couleur jaunâtre d’eschare. 11 n’y a pas de pseudo-membrane à la surface.

Il survient bientôt une période d’élimination pondant laquelle disparaissent toutes les parties mortifiées. Cette destruction des tissus produit des brides cicatricielles qui amènent un symblépharon étendu et de l’entropion. La destruction de la cornée est souvent rapide et complète.

A côté de ces deux formes bien définies de la conjonctivite diphtéritique^ dnt l’une est bénigne et l’autre grave, il en existe d’autres parmi lesquelles

Page 1