‹ Précis d'obstétriqueChapitre 662 sur 713 · INFECTIONS OMBILICALES CHEZ LE NOUVEAU-NÉ. 127B · texte numérisé non relu

INFECTIONS OMBILICALES CHEZ LE NOUVEAU-NÉ. 127B

lacrymal chez les nouveau-nés. On l’observe chez des enfants qui, peu de temps après la naissance, sont atteints d’une conjonctivite légère qui cède assez rapidement aux lavages habituels, mais la guérison n’est pas complète : « l’un des yeux ne cesse de pleurer, de sécréter, de se coller la nuit, de montrer une gouttelette de matière jaune et épaisse dans l’angle interne des paupières, parfois aussi il n’y a jamais eu de conjonctivite proprement dite, mais l’un des yeux se trouve néanmoins dans l’état décrit qui résiste à toute médication. Ce larmoiement unilatéral est toujours suspect d’obstruction des voies lacrymales ».

On fait le diagnostic en exerçant une légère pression de bas en haut et de dedans en dehors sur le sac lacrymal, une goutte de muco-pus ou même de pus sort des points lacrymaux. Dans certains cas même où ce signe fait défaut, en présence d’une sécrétion persistante de l’œil, il est utile de faire, au moyen d’une sonde, l’exploration des voies lacrymales. Cette opération peut se feire sans la section du canal lacrymal. Landolt conseille de se servir pour cette petite opération de deux sondes : l’une, dont l’extrémité est conique, sert à dilater légèrement l’orifice du canal; l’autre, boutonnée en olive, pénètre dans le canal sans traumatisme jusqu’au plancher du nez. Lorsqu’on la retire, il sort presque toujours du pus ou du muco-pus du nez ou du canalicule, môme dans les cas où la pression sur le canal lacrymal ne faisait rien sourdre. Après ce sondage, on fait, avec la seringue d’Anel, une injection avec un antiseptique léger (acide borique a 4/100 ou sublimé à 1/5000). 11 suffit, le plus habituellement, de pratiquer un seul cathétérisme et deux ou trois injections, sans sondage préalable, pour amener la guérison.

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