GRANDES LÈVRES
La commissure antérieure arrondie, épaisse, abrite le clitoris qu’elle surmonte ; l’inférieure en s’unissant au périnée forme un repli mince nommé fourchette, séparé de l’entrée du vagin par un espace déprimé qui porte le nom de fosse naviculaire.
Les grandes lèvres sont, chez l’enfant, la jeune fille ou les jeunes femmes douées d’un certain embonpoint, accolées l’une à l’autre dans toute l’étendue de leur face interne qui est plane, de couleur rosée. Elles masquent entièrement le reste des organes génitaux externes, qui n’apparaissent que lorsque les lèvres sont écartées.
Leur face externe, séparée de la face interne de la cuisse par un sillon génito-crural, est convexe. Le bord libre qui est arrondi est légèrement convexe d’avant en arrière Le bord adhérent épais, comme étalé, s’insère à la branche ischio-pubienne (voy. description de l’os iliaque) et se continue avec les tissus des parties voisines.
La face externe ainsi que le bord libre se couvrent à la puberté de poils nombreux. Chez les vieilles femmes, chez les sujets très amaigris, chez les multipares, les grandes lèvres deviennent molles, irrégulières, et laissent dans leur entre-hàillement apercevoir l’entrée du vagin.
Structure. — Les grandes lèvres sont formées par la peau, des fibres musculaires lisses, un appareil élastique ou sac élastique, du tissu adipeux, des vaisseaux et des nerfs.
Lzpeau est remarquable, comme celle du pénil, par l’existence de nombreuses glandes sébacées et de follicules pileux. Elle présente une coloration plus foncée que le reste de la peau du corps. Chez les femmes brunes la pigmentation est quelquefois très marquée, surtout pendant la grossesse.
Sous la peau, au niveau de la face externe et du bord libre des grandes lèvres, existent des faisceaux minces entre-croisés de fibres musculaires lisses. Ce sont des fibres analogues à celles qui, au scrotum, constituent le dartos. Sappey leur donne le nom de dartos de la femme.
Au-dessous du dartos se trouve une couche de tissu adipeux, contenu dans un sac élastique bien décrit par Broca. Ce sac, piritorme, a sa grosse extrémité dirigée en arrière vers la fourchette où elle se confond avec le fascia superficialis du périnée, sa petite extrémité dirigée vers l’anneau inguinal externe. Ce sac est formé par des fibres élastiques entrecroisés.
Le tissu adipeux qu’il contient donne aux grandes lèvres leur forme arrondie et leur fermeté. Il disparaît presque en entier chez les vieilles femmes.
On trouve encore dans l’épaisseur des grandes lèvres, à leur extrémité antérieure, quelques fibres musculaires détachées du ligament rond.
Les vaisseaux sanguins ont été décrits (page 49) au chapitre des vaisseaux des organes génitaux externes. Quant aux hjmphatiques, ils se rendent aux ganglions de la partie interne du pli de l’aine.
Les nerfs proviennent du plexus lombaire qui fournit les branches géxito- CRURALES, et du nerf honteux interne (branche du plexus sacré) qui donne
la BRANCHE PÉRINÉALE.
Usages. — Destinées à protéger les organes génitaux externes plus pro-