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DÉVELOPPEMENT DE L'ALLANTOÏDE

cavité amniotique (fig. 52, CA), clic est constituée par le mésoderme; l'autre externe forme l'enveloppe somatoplcurique de l'œuf qui était devenue incomplète pendant la formation de l'amnios.

Celte enveloppe est sousjacentc à la membrane vitelline ou premier chorion et renferme le fœtus et ses annexes (amnios, fœtus, vésicule ombilicale); elle est peu à peu refoulée contre la membrane vitelline qui se résorbe, de telle sorte qu'elle devient l'enveloppe la plus externe de l'œuf; elle présente bientôt des villosités et constitue alors le deuxième chorion qui n'est pas vasculaire, mais va servira l'organisation du chorion définitif et par suite du placenta.

Allantoïde. — L'allantoïde se forme par une évolution, une dépression de l'entoblaste, au voisinage de la partie terminale de l'intestin postérieur : c'est d'abord un simple enfoncement (fig. 54, Al) qui augmente peu à peu en soulevant le mésoderme, et constitue bientôt un véritable renflement, appelé éminence allantoïdienne (fig. 55, Al) qui fait saillie sous forme d'un bourgeon vésiculaire dans la cavité extraembryonnaire. Une fois constituée, l'allantoïde se développe rapidement, remplit peu à peu le cœlome externe (fig. 55), et s'insinue entre l'amnios et la vésicule ombilicale en se plaçant à côté du pédicule de la vésicule ombilicale (fig. 56); puis tapisse peu à peu toute la face interne du deuxième chorion en embrassant ainsi complètement la cavité amniotique, et la vésicule ombilicale (fig. 57).

Le revêtement mésodermique forme autour de l'allantoïde une lame vasculaire très importante : les vaisseaux qui s'y rendent sont formés par deux artères allantoïdienne s (branches des aortes primitives de l'embryon); le sang qui a circulé dans cette lame est emmené par deux veines allantoïdiennes dont l'une ne tarde pas à s'atrophier. Ces vaisseaux sont plus habituellement dénommés vaisseaux ombilicaux et la circulation qui s'y produit circulation ombilicale; il faut bien remarquer que vaisseaux et circulation n'ont aucune relation avec la vésicule ombilicale.

L'allantoïde s'adosse, se soude peu à peu à la vésicule séreuse transformée en deuxième chorion ; suivant les espèces animales elle se comporte différemment au point de vue de ses connexions vasculaircs avec la muqueuse utérine et avec le deuxième chorion.

Tantôt elle s'insinue dans chaque repli du deuxième chorion, de telle sorte que toute sa surface externe est recouverte de prolongements vasculaircs (placenta diffus) qui servent de lieux d'échange entre les tissus maternels et embryonnaires ; puis, à un moment donné, nombre de ces villosités s'atrophient, il n'en reste plus qu'en une surface localisée, qui constitue le placenta.

Tantôt c'est d'emblée que cette localisation a lieu; en effet, "avanl que l'allantoïde se soit mis en contact intime avec le second chorion, les villosités de «•clic membrane choriale se ratatinent, disparaissent sur la plus grande étendue : le chorion devient lisse; sur le reste de sa surface, les villosités se développent au contraire beaucoup el donnent au chorion un aspect arborescent (chorion touffu).

C'est surtout à ce niveau que l'allantoïde vient se fusionner avec le chorion à l'aide de fortes branches. « Le chorion touffu entre dans des relations absolument étroites avec la muqueuse utérine, çelle-ci partout où elle touche la région choriale est très épaisse, très riche en vaisseaux, et présente des cavités anfractueuses dans lesquelles s'engagent les villosités choriales.

« L'ensemble forme un placenta que Ton peut distinguer en placenta fœtal, constitué par le chorion avec ses villosités renfermant les vaisseaux de l'allantoïde, et en placenta maternel, formé par la partie de la muqueuse utérine qui est unie et adaptée à ce chorion » (Prenant).

Développement du placenta. — Comment se fait cette union du chorion et de la caduque utéro-placentaire ? Les villosités choriales se réunissent en bouquets ou cotylédons; elles sont très rameuses et sont composées : 1° de troncs qui vont droit au tissu utérin et s'y fixent solidement par une de leurs extrémités [crampons); 2° de branches latérales qui se ramifient à leur tour, dont quelques-unes se fixent au tissu de la caduque et dont les autres se terminent librement dans les espaces où circule le sang maternel (prolongements libres). Chaque villosité est recouverte d'un épithélium peu épais (Kôlliker, Langhans, Léopold).

Dans chaque villosité choriale se trouve une branche d'une artère ombilicale qui s'y ramifie en capillaires superficiels sous-jacents a la couche épithéliale; le sang est recueilli par des veinules qui se réunissent dans le tronc de la villosité en une veine principale. Le système vasculaire des villosités fœtales est donc complètement fermé : il ne peut y avoir, comme on l'admettait autrefois, de mélange du sang fœtal avec le sang maternel ; mais en raison de la situation superficielle des vaisseaux fœtaux dans les villosités, et de leur voisinage avec les vaisseaux maternels, les phénomènes d'osmose liquide et gazeuse sont des plus faciles.

Deux théories sont en présence pour expliquer les relations qui s'établissent entre les villosités choriales et la caduque. Ainsi, d'après Ercolani, Léopold, etc., la caduque utérine envoie entre les villosités des bourgeonnements (fui renferment un prolongement du réseau capillaire; « les villosités et le tissu de la caduque se pénètrent réciproquement connue

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