SUTURES INTESTINALES
du prisme de liège étant au contact de la surface muqueuse^ on fait traverser aux pointes d'épingles la paroi intestinale, de dedans en dehors, à 1 ou 2 millimètres de la lèvre de Ja plaie. Une fois qu'elles ont toutes bien traversé les tissus, on tourne les deux prismes de manière à ce que les pointes d'épingles se correspondent, et alors, exerçant sur eux, à travers la paroi intestinale, une légère pression entre le pouce et l'index, on fait pénétrer à la fois les épingles du prisme droit dans le liège du prisme gauche, et vice versa. La plaie de l'intestin se trouve ainsi réunie très-exactement de manière à ce qu'aucun corps étranger ne paraisse à la surface péritonéale, et l'intestin peut être abandonné dans l'abdomen. La figure 228 est une coupe schématique qui montre que les
deux prismes réunis forment un petit corps allongé, sans aspérités extérieures, et d'un volume assez petit pour permettre la libre circulation des matières. Si la plaie intestinale est très-étendue on peut placer bout à bout deux ou plusieurs des petits prismes.
D. Procédé de Péan. — Ce chi- FiG. Î28 — Suture intesti- rurgien maintient les lèvres de la
nale. Procédé de BÉREit- , . adossées nar leur*? surfaces gkr-Feraud. Coupe sché- Pf *® aaossees par leurs sunaceb
matique de rintestin et séreuses, à 1 aide de petites serresdes prismes. fines placées dans la cavité de TiQ-
testin. Un porte-serre-fine spécial sert à l'introduction dans l'intestin, et à l'application de ces petites pinces. Les manœuvres sont très-délicates, parce qu'on agit en dehors de la vue et avec des instruments spéciaux.