‹ Précis d'ophthalmologie chirurgicaleChapitre 138 sur 168 · PARALYSIES · texte numérisé non relu

PARALYSIES

à agir est donc celui qui, portant sur le releveur de la paupière supérieure, entraîne une chute de ce voile désignée sous le nom de ptosis. Citons d'abord la forme congénitale, résultant vraisemblablement d'un dévelop pement imparfait du releveur, et qui doit être distinguée d'une paralysie trauma tique de la troisième paire produite au moment de l'accouchement.

On peut aussi avoir affaire â un ptosis par insuffisance relative, dans le cas où la paupière a acquis un poids qui n'est plus en rapport avec la puissance du releveur, ou lorsque le muscle antagoniste, c'est-à-dire l'orbiculaire, présente un excès d'action à la suite d'un état irritatif prolongé de la conjonctive ou de la cornée; enfin un obstacle au glissement de la conjonctive palpébrale, produit par des granulations ou des papilles hypertrophiées, peut encore entraîner la même conséquence.

La forme de ptosis la plus habituelle est celle qui résulte d'une insuffisance réelle, consécutive à une paralysie de la troisième paire, partielle ou complète.

Quant au traitement, il devra, dans chaque cas. être approprié à la cause qui a déterminé le ptosis. Dans des

Fig. 79. — Pince à ptosis de Sichel

formes de ptosis paralytique double, on peut, au moins temporairement, faire usage, pour relever l'une des paupières, d'une pince à ptosis (fig. 79) saisissant, à la manière d'une serre-fine, un pli de peau. Enfin lors-

qu'on demeurera convaincu qu'il s'agit d'une lésion définitive et que le défaut d'équilibre n'est pas la conséquence d'un état temporaire, on aura recours aux moyens chirurgicaux, en procédant comme nous l'indiquerons plus loin.

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