‹ Précis d'organisation comptable [microform]Chapitre 27 sur 88 · Le livre de bilans · texte numérisé non relu

Le livre de bilans

Ces deux derniers livres peuvent d'ailleurs être réunis ensemble.

Nous allons donner des explications suffisantes sur

chacun de ces livres,

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I* — — Journal

Le journal, appelé encore journal centralisateur est, jusqu'ici, de tous les livres que nous avons passés en revue, le seul reconnu par la loi. Il sert à résumer, à la fin de chaque mois, les opérations portées sur les différents journaux auxiliaires. Toutes les sommes portées sur ces derniers s'y trouveront relevées deux fois, une fois au débit pour les entrées de valeurs dans un compte, une autre fois pour les sorties de ces mêmes valeurs dans un autre compte. Pour ce motif, on établira donc deux colonnes de sommes sur ce livre. Si Ton voulait, en outre, comptabiliser des quantités, on ouvrirait deux nouvelles colonnes.

Pour passer les écritures au journal, nous nous poserons toujours les deux questions suivantes que nous avons déjà indiquées précédemment :

Qui est-ce qui reçoit?

Qui est-ce qui donne?

Les réponses seront faciles à déterminer : 1" Pour les achats :

Le magasin reçoit, il sera débité.

Les fournisseurs livrent, ils seront crédités.

Mais si le magasin reçoit en mai 11.600 fr. de marchandises, nous ne paierons que 11.^95 fr. à nos fournisseurs qui seront crédités de cette somme. La différence de 205 fr. représentera un bénéfice, puisque nous ne la paierons pas à nos fournisseurs. Nous porterons cette somme au crédit d'un compte « Escomptes et rabais », car nous savons également que tous les comptes de résultats qui sont créditeurs indiquent un bénéfice, tandis que les comptes de résultats qui sont débiteurs, au contraire, indiquent une perte.

On pourrait débiter un seul compte : Magasin ou Marchandises, si Ton voulait n'avoir qu'un seul compte. Si l'on veut ouvrir plusieurs comptes de marchandises, on peut tout d'abord n'ouvrir qu'un seul compte et le solder ensuite par le débit des différents comptes à ouvrir. Dans l'exemple que nous avons pris, on pourrait débiter le compte « Magasin » ou « Marchandises » par le crédit de « Fournisseurs ». On débiterait ensuite les comptes « Vins de Bordeaux » et « Vins de Bourgogne », par le crédit du compte « Marchandises ». Ce dernier compte.

soldé chaque mois, indiquerait le montant total des achats, dont le détail serait indiqué par les divers comptes ouverts.

On peut également ouvrir directement les comptes : Bordeaux et Bourgogne, en les débitant par le crédit du compte « Fournisseur », mais, dans ce cas, pour connaître le montant total des achats, il faudrait faire l'addition de ces comptes.

2* Pour les ventes.

Les ventes représentent des sorties de marchandises, nous créditerons donc ce dernier compte. Mais à quel prix? Est-ce au prix de revient ou au prix de vente? Il est évident que, si nous le créditons au prix de vente, ce compte ne pourra nous donner aucun renseignement, car son solde ne représentera rien d'exact, et s'il y a des pertes, des coulages, des vols, nous ne pourrons jamais nous en apercevoir que lorsque, malheureusement, il sera trop tard. Aucun contrôle ne sera possible, et si les chiffres établis au moment de d'inventaire sont inexacts ou faux, soit par suite de Terreur d'un employé, soit pour toute autre cause, nous pourrons faire paraître, soit des bénéfices, lorsqu'il y aura des pertes, soit des pertes lorsqu'il y aura des bénéfices. Il est donc nécessaire de faire sortir les marchandises au prix d'achat ou de revient. A cette seule condition, nous aurons des renseignements exacts et précis qui nous permettront d'envisager l'avenir en toute sécurité et avec la plus entière confiance. Mais si nous faisons sortir les marchandises au prix d'achat, c'est-àdire si nous créditons notre compte de marchandises de ce prix d'achat, nous ne pouvons débiter le compte Clients de la même valeur, puisque nous vendons à nos clients notre vin à un prix plus élevé. Les clients doivent être débités de ce dernier prix qui est le prix de vente.

Nous ouvrirons, en conséquence, un compte intermédiaire que nous appellerons Compte de Ventes. Ce compte sera débité par le crédit du compte Magasin, au prix d'achat; il sera crédité par le débit du compte Chents au prix de vente. La différence entre le crédit et le débit de ce compte nous indiquera donc le bénéfice brut réalisé.

L'explication à donner pour tous les autres livres étant identique, nous ne nous y arrêterons pas plus longuement, et nous allons de suite passer les écritures de tous les journaux auxiliaires au journal centralisateur, d'abord les écritures de mai, ensuite celles de juin. Si plusieurs

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comptes doivent être débités ou crédités d'après les écriture relevées sur un même journal auxiliaire, on emploie les mots : divers ou les suivants pour indiquer cette pluralité de comptes.

Ecritures au journal centralisateur

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