‹ Precis d'une collection de medailles antiques, contenant la description de toutes celles qui n'ont pas encore ete publiees, ou qui sont peu connues. Avec planches. Par L. Reynier (volume 2)Chapitre 24 sur 117 · Même tête · texte numérisé non relu

Même tête

TPINE. OLeitres rétrogrades. ) Même type. Ar. S.

Obs. Les médailles classées ici ont été attribuées , par les premiers auteurs qui en ont parlé, t à la ville à’Hyriwn dans l’Apulie, et leur opinion ■ a été longtemps adoptée. Mais , dans ces derniers temps , plusieurs savans d’Italie ont élevé des doutes à ce sujet , et les ont motivés sur ce qu’on ne trouve pas ces médailles dans le canton où Hyrium a existé , mais bien dans la Campanie.

Ils se sont appuyés aussi , sur le peu de vraisemblance, qu’une ville d’origine Cretoise , eut représenté sur ses médailles ,.la tête de Minerve ornée du hibou. Deux opinions différentes ont été proposées depuis , sur la ville de la Campanie qui les a fait frapper. L’une d’elles l’a été par M. Millingcn ; il pense qu'il a existé une ville du nam A’Hyria dont les Géographes anciens auront oublié de parler. ( MilUngen recueil de mêd. p. 13. ) L’autre l’a été par M. Avellino ; il pense que ces médailles appartiennent à Surrenium , ville que les Grecs nommaient 2 TPAION et 2TPI0N. Jtal.

nu/n. y~. 1. p. 103. ) Il est difficile d’admettre la première de ces opinions , car on ne peut pas présumer qu'une ville assez importante pour faire frapper de pareilles médailles, et située à si peu ‘ • de distance de Rome , ait été passée sous silence .

par Serabon , Pline et les autres anciens qui ont traité de la géographie de ces contrées. La seconde opinion est davantage plausible , quoiqu’elle présente aussi beaucoup de dilRcultés ; car , en admettant , avec M. Avellino , que le 2 des Grecs était quelquefois représenté en Italie par une as- i piration : il faudrait être certain que le trait, au- . 0 dessus de r , qu’on remarque souvent sur les médailles d’Yrina,en était le signe. (Poy. Pl.I.fig.

18. ^ Ce trait parait en effet destiné à modifier le son de la lettre \ mais rien ne nous prouve que c’est cette modification , plutôt qu'une autre , qu’il indique. Je serais disposé à l’assimiler au point , au-dessus du V , qu’on observe sur les médailles de lalguerre sociale , qui ont pour légende EiTEiiv, et qui ne parait pas devoir indiquer une aspiration. En second lieu , rien ne prouve que Surrentum ait jamais ioui de VatUonomie , et par conséquent, du droit de battre monnaie : on a au contraire quelques données , que les Picentini^ dans le territoire desquels cette ville était située , frappait des médailles en leur nom collectif C*). D’après ces motifs , j’ai cru devoir adopter une opinion différente que je rapporte ici en abrégé. D’après la ressemblance de ces médailles avec les plus anciennes de Nola , dont elles ne diffèrent que par la légende , j’ai pensé qu’elles appartiennent à la même ville et sont antérieures au temps où elle a pris ce dernier nom. Justin et Silius Italicus ont dit qu’une colonie de Chalcidiens , établie auparavant dans les îles du golfe de Naples, en était sortie pour fonder cette ville. iJust. nist. L. 20. c. 1. SU. Itàl. L. 12. v. 161. ) Rien ne serait plus naturel que le type de Pallas et du hibou sur leurs médailles, puisque Chalcis a été successivement peuplée et aggrandie par le peuple de l’Attique. ( Str. geogr. L. 10. Time. Jùst. L.

1. c. 67. ) Velleius raterculus au contraire attribuait aux Etrusques la fondation de cette ville.

C T'eu. Palerc. L. 1. C. 7. ) Les uns et les autres

(*) Il existe dans le mus^nm de Milan , une médaille avec la lézende PISKANIS, ( caract. Samo, tetrogr.j, que je cteis appanenir i ce peuple.

f teuvent avoir en raison , si on considère ces coonies comme étant vejiues , à diverses époques', augmenter la population d’un lieu déjà habité.

Mais il ne me parait pas vraisemblable qu’une colonie d’insulaires , dont le premier établisse* ment en Italie a été dans des îles , les ait quittées pour aller fonder une ville dans l’intérieur des terres ; ils auraient préféré , un- site plus rap- ■■ pioché de la mer. Aussi je pense que Nola existait déjà auparavant sous un autre noni , et que ces Chalcidiens auront été appelés , pir des motifs que nous ignorons , à se réunir avec ses anciens habitans. Les artistes Chalcidiens chargés de graver des coins pour les monnaies que voulait frapper le nouveau corps politique , formé par cette réunion , auront été embarassés de rendre avec des lettres grecques , le nom Osque de cette ville ; ce qui explique tout naturellement la multitude des variantes qu’on y remarque ,

TEINA. rPINAI. TPINI. TPIANOS. TPINE. TPIAAAZ. TPIETE2 , tandis qu’on n’observe jamais cette incertitude , lorsque la ville qui a fait frapper les monnaies , porte un nom dans la langue de leur légende. Plus tard , le nom d’Yrina aura été remplacé par celui de Nola^ sans que le type des monnaies ait été changé : il ne l’a été qu’à l’époque

S lus récente où les habitans, à l’imitation de ceux de faples , ont {ÿôuté à l’ancien bœuf à face humaine, une victoire ou un génie qui le couronne.

En argent 6

1. Tête de Fallas à droite, le casque orné d’une couronne de laurier et d’une chouette.

NîiAAûK. Bœuf à face humaine tourné à droite , entre les jambes ae en monogramme. Ar. S.

2. Tête de femme à droite , les cheveux retenus par un bandeau , dessous aoiao.

..UAAI.. Bœuf à face humaine tourné à droite ,

«t couronné par la victoire. Ar. S.

En argent ... 3 "

En bronze , légende Osque. ... T 4 En bronze , légende Grecque .... 7

MÉDAILLE incertaine d’une ville de la ' Campanie.

En bronze

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