Même tête
TPINE. OLeitres rétrogrades. ) Même type. Ar. S.
Obs. Les médailles classées ici ont été attribuées , par les premiers auteurs qui en ont parlé, t à la ville à’Hyriwn dans l’Apulie, et leur opinion ■ a été longtemps adoptée. Mais , dans ces derniers temps , plusieurs savans d’Italie ont élevé des doutes à ce sujet , et les ont motivés sur ce qu’on ne trouve pas ces médailles dans le canton où Hyrium a existé , mais bien dans la Campanie.
Ils se sont appuyés aussi , sur le peu de vraisemblance, qu’une ville d’origine Cretoise , eut représenté sur ses médailles ,.la tête de Minerve ornée du hibou. Deux opinions différentes ont été proposées depuis , sur la ville de la Campanie qui les a fait frapper. L’une d’elles l’a été par M. Millingcn ; il pense qu'il a existé une ville du nam A’Hyria dont les Géographes anciens auront oublié de parler. ( MilUngen recueil de mêd. p. 13. ) L’autre l’a été par M. Avellino ; il pense que ces médailles appartiennent à Surrenium , ville que les Grecs nommaient 2 TPAION et 2TPI0N. Jtal.
nu/n. y~. 1. p. 103. ) Il est difficile d’admettre la première de ces opinions , car on ne peut pas présumer qu'une ville assez importante pour faire frapper de pareilles médailles, et située à si peu ‘ • de distance de Rome , ait été passée sous silence .
par Serabon , Pline et les autres anciens qui ont traité de la géographie de ces contrées. La seconde opinion est davantage plausible , quoiqu’elle présente aussi beaucoup de dilRcultés ; car , en admettant , avec M. Avellino , que le 2 des Grecs était quelquefois représenté en Italie par une as- i piration : il faudrait être certain que le trait, au- . 0 dessus de r , qu’on remarque souvent sur les médailles d’Yrina,en était le signe. (Poy. Pl.I.fig.
18. ^ Ce trait parait en effet destiné à modifier le son de la lettre \ mais rien ne nous prouve que c’est cette modification , plutôt qu'une autre , qu’il indique. Je serais disposé à l’assimiler au point , au-dessus du V , qu’on observe sur les médailles de lalguerre sociale , qui ont pour légende EiTEiiv, et qui ne parait pas devoir indiquer une aspiration. En second lieu , rien ne prouve que Surrentum ait jamais ioui de VatUonomie , et par conséquent, du droit de battre monnaie : on a au contraire quelques données , que les Picentini^ dans le territoire desquels cette ville était située , frappait des médailles en leur nom collectif C*). D’après ces motifs , j’ai cru devoir adopter une opinion différente que je rapporte ici en abrégé. D’après la ressemblance de ces médailles avec les plus anciennes de Nola , dont elles ne diffèrent que par la légende , j’ai pensé qu’elles appartiennent à la même ville et sont antérieures au temps où elle a pris ce dernier nom. Justin et Silius Italicus ont dit qu’une colonie de Chalcidiens , établie auparavant dans les îles du golfe de Naples, en était sortie pour fonder cette ville. iJust. nist. L. 20. c. 1. SU. Itàl. L. 12. v. 161. ) Rien ne serait plus naturel que le type de Pallas et du hibou sur leurs médailles, puisque Chalcis a été successivement peuplée et aggrandie par le peuple de l’Attique. ( Str. geogr. L. 10. Time. Jùst. L.
1. c. 67. ) Velleius raterculus au contraire attribuait aux Etrusques la fondation de cette ville.
C T'eu. Palerc. L. 1. C. 7. ) Les uns et les autres
(*) Il existe dans le mus^nm de Milan , une médaille avec la lézende PISKANIS, ( caract. Samo, tetrogr.j, que je cteis appanenir i ce peuple.
f teuvent avoir en raison , si on considère ces coonies comme étant vejiues , à diverses époques', augmenter la population d’un lieu déjà habité.
Mais il ne me parait pas vraisemblable qu’une colonie d’insulaires , dont le premier établisse* ment en Italie a été dans des îles , les ait quittées pour aller fonder une ville dans l’intérieur des terres ; ils auraient préféré , un- site plus rap- ■■ pioché de la mer. Aussi je pense que Nola existait déjà auparavant sous un autre noni , et que ces Chalcidiens auront été appelés , pir des motifs que nous ignorons , à se réunir avec ses anciens habitans. Les artistes Chalcidiens chargés de graver des coins pour les monnaies que voulait frapper le nouveau corps politique , formé par cette réunion , auront été embarassés de rendre avec des lettres grecques , le nom Osque de cette ville ; ce qui explique tout naturellement la multitude des variantes qu’on y remarque ,
TEINA. rPINAI. TPINI. TPIANOS. TPINE. TPIAAAZ. TPIETE2 , tandis qu’on n’observe jamais cette incertitude , lorsque la ville qui a fait frapper les monnaies , porte un nom dans la langue de leur légende. Plus tard , le nom d’Yrina aura été remplacé par celui de Nola^ sans que le type des monnaies ait été changé : il ne l’a été qu’à l’époque
S lus récente où les habitans, à l’imitation de ceux de faples , ont {ÿôuté à l’ancien bœuf à face humaine, une victoire ou un génie qui le couronne.
En argent 6
1. Tête de Fallas à droite, le casque orné d’une couronne de laurier et d’une chouette.
NîiAAûK. Bœuf à face humaine tourné à droite , entre les jambes ae en monogramme. Ar. S.
2. Tête de femme à droite , les cheveux retenus par un bandeau , dessous aoiao.
..UAAI.. Bœuf à face humaine tourné à droite ,
«t couronné par la victoire. Ar. S.
En argent ... 3 "
En bronze , légende Osque. ... T 4 En bronze , légende Grecque .... 7
MÉDAILLE incertaine d’une ville de la ' Campanie.
En bronze