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STRUCTURE

L'examen microscopique le plus approfondi des bactéries les plus souvent observées renseigne très mal sur la structure de ces microorganismes : elles apparaissent comme des corps protoplasmiques, habituellement homogènes. On ne peut, en réalité, obtenir de données précises que sur certaines espèces de grandes dimensions, et encore faut-il parfois user d'artifices de préparation, de divers réactifs, de fixateurs qui donnent des renseignements utiles. On a ainsi pu constater que les bactéries étaient des cellules constituées par une masse protoplasmique, entourée d'une membrane d’enveloppe; la question du noyau est encore dis- CuLée.

Membrane d'enveloppe. — Uhez certains germes à protoplasma très finement granuleux, la membrane d’enveloppe peut s’observer directement par un simple examen à l'état frais; chez d'autres, on ne peut Ia distinguer qu'après rétraction du protoplasma sous l'influence de la chaleur ou de l’alcoo!. Pour Fischer, elle est plus RNA AIN E nettement visible en faisant agir une solution de ävec noyau (d'après sel marin à 2,5 p. 100 par exemple, qui déter- Bütschli). mine de l’'osmose et de la plasmolyse. La membrane se sépare alors du contenu protoplasmique et est nettement perceptible.

Les recherches de Künstler et Busquet ont permis à ces auteurs de distinguer une couche externe, d'aspect gélatineux, assez mal délimitée (couche gélatineuse), et une couche interne, mince, qu ils envisagent comme la vraie membrane (couche cuticulaire).

La couche gélatineuse serait le siège d’une striation très fine et proviendrait peut-être d'une différenciation de la zone périphérique de la couche cuticulaire; elle se montre sous l'aspect d’un liséré hyalin ou d’une auréole claire.

Les capsules ne seraient qu'une exagération de cette couche gélatineuse; on les constate chez le pneumocoque, le pneumobacille ; la bactéridie charbonneuse en est pourvue. Ces capsules ne se colorent que par les procédés spéciaux (Voy. plus loin). Elles sont plus où moins épaisses suivant les cas; elles entourent des bactéries iso-

flagellum

lées, ou bien elles enveloppent plusieurs éléments agglomérés. Elles ne se montrent en général que sur les éléments microbiens observés dans les produits pathologiques et dans les cultures en sérum liquide. Dans les autres milieux, elles sont absentes.

La couche cuticulaire, interne, est plus dense et d'aspect plus sombre. Schaudinn a montré sur le Bacillus Bütschlii qu’elle était constituée par une sorte de réseau alvéolaire.

Protoplasma. — Les colorants vitaux, tels que le rouge neutre, le vert de méthyle, etc., ont permis de reconnaître que le protoplasma bactérien ne présente pas l'homogénéité qu'une observation superficielle permet de lui attribuer. En réalité, le protoplasma est trouble et parsemé de granulations, fixant plus ou moins les matières colorantes.

D'après Künstler, Schaudinn, il présente une structure alvéolaire : réticulum granuleux très fin, emprisonnant des espaces remplis d'un liquide clair; les granulations siègent en général au niveau des nœuds des mailles de ce réseau.

Ce dernier est souvent parsemé de vacuoles plus ou moins volumineuses, siégeant soit au centre de l'élément, soit à ses extrémités; d'autres se montrent en chapelet. Elle sont plus fréquentes dans les bactéries provenant des vieilles cultures.

Le protoplasma est parsemé, chez certains germes, de corpuscules métachromatiques, qui possèdent une affinité spéciale pour les malières colorantes. On les a décrits surtout (Neiïsser) dans le protoplasma des bacilles diphtériques. A. Meyer les a particulièrement étudiés sous Le nom de grains de volutine chez Spirillum volutans, où ils sont très nombreux. D'après lui, il ne s’agit pas de produits de dégénérescence, comme on l’a supposé, mais de produits de réserve. Fischer pense qu'ils sont constitués par une condensation de glycogène.

Noyau. — Les opinions sont très partagées sur la question de Savoir si les bactéries possèdent, ou non, un noyau.

Fischer, Massart, Migula nient son existence, et prétendent que les noyaux qu'on a décrits ne sont que des vacuoles se fragmentant, en même temps que la division protoplasmique s'opère.

D'après Bütschli, frappé par la grande affinité des bactéries pour les matières colorantes, presque toute la bactérie au contraire serait constituée par de la substance nucléaire, le protoplasma se trouvant réduit à une couche extrêmement mince, appliquée contre la membrane d’enveloppe; le corps central des Beggiatoa (voisines des Cyanophycées) serait tout entier un noyau. D'ailleurs, pour lui, la bactérie n’a pas besoin d’une grande quantité de protoplasma pour son genre spécial de vie; elle trouve en effet

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