BACILLE DYSENTÉRIQUE DU TYPE STRONG
L'inoculation intrapéritonéale, par contre, donne chez le cobaye, le rat, la souris, des phénomènes analogues à ceux que produit le Bacille de Shiga. On provoque dans ces conditions, chez le cobaye, une péritonite mortelle avec pus filant et visqueux. Le Bacille, abondant dans le péritoine, se retrouve dans le sang et les viscères.
L'inoculation sous-cutanée est presque inoffensive. Au point d’inoculation, un gros œdème se forme, puis s’abcède au bout de quatre à cinq jours, et l'animal guérit. Mais on n’observe en aucune façon la dysenterie expérimentale que donne le Bacille de Shiga.
Toxines. — Les Bacilles du type Flexner n’élaborent pas de toxine appréciable; les vieilles cultures en bouillon injectées à forte dose amènent à la longue l’amaigrissement et la cachexie, mais ne produisent rien de comparable à la toxine dysentérique véritable. Si toxine il y a, elle n’est nullement neutralisée par l’antitoxine du sérum anti-Shiga).
Bacille Y de Hiss,
Le Bacille Y de Hiss ne présente, aux points de vue morphologique ou cultural, aucune différence avec les germes rentrant dans le type Flexner proprement dit.
Il possède de plus les mêmes propriétés d'agglutination, de précipitation, de fixation du complément vis-à-vis du Flexner-sérum expérimental ou provenant de malades.
Il se sépare cependant du Flexner en ce qu’il ne fait pas fermenter la maltose : ce n’est peut-être pas un caractère suffisant pour en faire un type nettement différencié du type Flexner.
Bacille dysentérique du type Strong.
Mêmes analogies morphologiques et culturales usuelles avec les germes précédents. Développe toujours de l’indol en eau peptonée. Il fait virer au rouge les milieux tournesolés contenant mannite et saccharose, mais reste inactif sur maltose.
Enfin il est agglutiné par un sérum homologue.
La
BACILLES DYSENTERIQUES.