‹ Precis de bacteriologie cliniqueChapitre 102 sur 110 · PELLAGRE · texte numérisé non relu

PELLAGRE

L'origine infectieuse de la pellagre a été, de la part de savants italiens, l'objet de quelques recherches qui n'ont encore abouti à aucun résultat précis.

Après Pianese, on a recherché l'agent pathogène dans le maïs gâté, que l'on incrimine comme pouvant déterminer la pellagre.

Monti et Tirelli (3) ont trouvé divers champignons et mucédinées:le peniciniumglaucum,le mucor racemosus,le rhyzopus nîgricans.le saccharomyces alb.,le B. mesentericus vulgatus,leB. subtilis, le micrococcus aurantiacus, et d'autres microbes, chromogènes ou achromogènes, ainsi que quelques bacilles fluorescents.

Ces germes diminuaient, mais ne disparaissaient pas, quand on désinfectait superficiellement les;'grains de maïs. Les grains de maïs non gâtés, désinfectés de la même façon, ne donnaient lieu à aucun développement.

Pellizi et Tirelli ont cultivé les micro-organismes du maïs gâté, isolés par Tirelli, sur la gélatine et sur la polenta (purée de maïs). Ils n'ont pas constamment obtenu des cultures pures. L'extrait glycériné de ces cultures a été toxique pour les chiens et les lapins.

(1) Babes, in Cornil et Babes, 2« éd., p. 91.

(2) Motte et Protopopoff, Centralbl. ). Bakt., t. II, p. S85

(3) Monti et T\vA\i, Rivista d'Igiene, 1891, II

PURPURAS INFECTIEUX.

On sait que la pellagre s'accompagne d'afVeclions médullaires.

Mircoli a trouvé, dans la moelle d'individus alLeints de pellagre, le B. coli une fois sur quatre examens. 11 s'agissait d'une infection secondaire. Trois autres cas ne donnèrent aucun résultat au point de vue bactériologique.

PURPURAS INFECTIEUX.

Il est certaines maladies infectieuses non classées, survenant parfois sous forme d'épidémies, et dont la manifestation clinique la plus saillante est une éruption de purpura, accoinpagnée d'un état typhoïde plus ou moins accusé. La nature infectieuse de ces maladies hémorrhagiques à purpura a provoqué des recherches assez nombreuses, mais sans que, jusqu'à présent, on ait réussi à isoler un agent spécifique. Il est d'ailleurs probable que ces purpuras infectieux peuvent relever de divers agents pathogènes, que l'on rencontre d'une façon banale en pathologie, et dont la virulence est, dans ces cas, extrêmement exaltée. II est également vraisemblable que la manifestation la plus saillante de l'infection, c'est-à-dire le purpura, reconnaît comme cause l'action des toxines sécrétées par le microbe pathogène qui a déterminé l'infection sanguine.

Salvatore Aiello croit que le purpura hœmorrhagica reconnaît comme cause des toxines d'origine intestinale qui déterminent des altérations du sang.

Technique. — Recueillir le sang, du vivant du malade, dans une des veines du ph du coude (Voy. p. 13).

PURPURAS INFECTIEUX.

Bactériologie des purpuras. — Klebs, Watson- Cheyne, Pétrone, Balzer ont constaté, dans le sang et dans les viscères, la présence de micro-organismes mal déterminés.

Dans cinq cas de maladies de Werlhof, Kolb n'a jamais trouvé de microbes dans le sang pendant la vie. 11 a trouvé dans les organes, quatre à cinq heures après la mort, un bacille anaérobie facultatif, patbogène pour les animaux, et qu'il considère comme l'agent pathogène de la maladie [Arbeiten ans deni liais. Gesundheitsamt, t. Vil, p. 90).

Babes et Oprescu ont isolé, dans un cas de septicémie hémorrhagique présentant certains caractères du typhus exanlhématique, un bacille qu'ils considèrent comme l'agent pathogène de la maladie. Ce bacille se trouvait à l'autopsie dans les organes et dans l'urine. 11 était pathogène pour les animaux.

Martin de Gimard, Tizzoni et Giovannini ont isolé des microcoques qu'ils considèrent comme spécifiques du purpura.

Comme micro-organismes pathogènes connus, on a isolé :

Le streptocoque (lianot et Luzet, Widal, Antony, Lannois et Courmont) ; dans ce dernier cas, le streptocoque n'a pu être rencontré en dehors des ganglions.

Babes, dans un cas de purpura hémorrhagique chez un tuberculeux, a isolé une variété de streptocoque qu'il considère comme spécifique.

Les staphylocoques (lllava, Babes, Lebreton).

Le pneumocoque (Claisse).

Le B. pyocyanique (Neumann).

Il est d'autre cas où, au contraire, l'examen du sang n'a donné que des résultats négatifs.

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