‹ Precis de bacteriologie cliniqueChapitre 106 sur 110 · RHUMATISME · texte numérisé non relu

RHUMATISME

La nature inleclieuse du rhumatisme n'est admise que par un petit nombre de médecins; certaines épidémies de rhumatisme peuvent y faire croire, mais on n'en a actuellement aucune preuve sérieuse.

Les recherches bactériologiques qu'on a faites à ce sujet sont encore très incomplètes. On a isolé du sang ou des articulations, soit des microbes banals (stapiiylocoques doré, blanc, citrin) soit des microbes indéterminés auxquels on ne saurait faire jouer un rôle spécifique. Nous ne citerons qu'un petit nombre de ces recherches.

Dansle sang ducœur et la sérosité péricardique d'un rhumatisant mort de rhumatisme cérébral, Achalme a isolé un bacille anaérobie, non pathogène pour le lapin et le cobaye (1 ).

Lucatello (2) de Gènes a isolé, cbez deux malades atteints de rhumatisme articulaire aigu, un microbe anaérobie qu'il considère comme l'agent pathogène du rhumatisme.

Par contre, dans un grand nombre de cas, l'examen du sang des rhumatisants, en pleine période fébrile, n'a donné aucun résultat (Slraus).

Enfin Schûller (3), en ponctionnant des articulations de malades atteints de rhumatisme chronique, a isolé un bacille court, épais, avec lequel il a reproduit, chez le lapin, des lésions articulaires. Il croit à la nature infectieuse du rhumatisme cbronique, hypothèse déjà indiquée par M. Marie.

(I) Adiulnic, Soc. Uk biul., 1890, p. C:il. {■>) Luciilollo, Scm. méd.. p. 452.

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